Selection de vidéos
Partenaires
Concertations des partis politiques et du mouvement social : le collectif dit niet et Jean-Marie Doré renchérit
O. Bah et SN. Bokoum Jeudi, 11 Août 2011 09:23
« Si les collègues du collectif ne sont pas là , ce débat ne sera rien. Nous sommes habitués à la voltige du ministère de l’Administration du territoire qui triche. »
Rien que ça !
Au cœur de cette rencontre qui a plutôt tourné au fiasco, tel est le propos du dernier des Mohicans d’une certaine opposition historique, sortie qui a laissé pantois le premier des ministres de l’interminable train-train toujours en gare. Il ne restait plus à Saïd Fofana qu’à ânonner les formules convenues pour prévenir un circuit nerveux en haut-lieu. Une seconde tentative d’assassinat n’est pas à exclure. Nous ne retiendrons rien de son long laïus qui tournait autour du pot que nous moulons ainsi à sa place : Cette rencontre est renvoyée sine die.
Quant au chef des NFD, il avait eu beau jeu de clouer au pilori la mascarade électorale de l’homme des PV disparus en un tour de passe-passe : « Nous considérons l'élection de Lounceny Camara à la tête de la CENI nulle et de nul effet. »
Donc le propos de Jean-Marie Doré cité en exergue est comme une confirmation intuitive de la concertation qui avait précédé celle des partis politiques.
En effet le Collectif des partis politiques pour la finalisation de la transition avait organisé une conférence de presse ce 9 août au siège du parti de l'unité et du progrès (PUP). L’objectif était de faire comprendre à l'opinion ses préoccupations pour un dialogue entre lui et le pouvoir et sa position par rapport aux journées de dialogue et de concertation nationale que le mouvement social guinéen avait organisées du 10 au 12 août au palais du peuple. Pour Mouctar Diallo, président des NFD, c'est dans le souci d'organiser des élections législatives afin de finir la transition politique que le collectif a entamé des démarches visant à désamorcer le déficit de communication entre l'opposition guinéenne et le pouvoir en place. Ainsi, il a présenté un certain nombre de conditions que le gouvernement doit remplir pour que ce dialogue soit effectif au CNT d'abord, au Conseil, économique et social, au PNUD et au mouvement social guinéen.
Parmi ces conditions il y a la restructuration de la CENI, l'audit et la révision du fichier électoral, le rétablissement dans ses fonctions de certains communaux destitués par le pouvoir, l'accession de l'opposition aux medias publics, la libération des prisonniers politiques et le manque total de neutralité de l'administration dans les affaires politiques du pays.
« C’est ainsi qu'après avoir adressé des courriers au PM, chef du gouvernement, et au ministre de l'ATD qui sont restés lettre morte, le mouvement social nous a adressé une lettre pour participer aux journées de dialogue national entre le mouvement social, les institutions, et l'Arc-en-ciel, a souligné le président des NFD. Avant de dire que « le mouvement social ne nous a pas compris, nous voulons que le mouvement social crée un cadre de dialogue entre le pouvoir et l'opposition. »
« Donc nous déclinons de façon responsable cette invitation fondée sur des raisons précises » a-t-il ajouté.
Il a ensuite souligné que le dialogue est le premier et dernier recours du Collectif pour aplanir ses différends avec le pouvoir et apaiser le climat actuel. Concernant l'élection de Louncény Camara à la tête de la CENI, Mouctar Diallo est catégorique : « Nous considérons cette élection nulle et de nul effet. »
Oury Bah Saïdou et SaïdouNour Bokoum
pour GuineeActu.com et nrgui.com
![]()
Commentaires
En ce qui concerne la CENI, c'est une institution indépendante, Lounceny a été élu par les commisssaires et non nommé par le Pdt de la Rep donc c'est pas auprès de Gouvernement qu'il faut chercher. A moins que cette opposition, soit disant respectuieuse de la constitution, ne demande au PRG de dissoudre la CENI. ET POUR CELA GARE A EUX.
Mr Lamah, en démocratie les chiffres officiels des élections précédentes donnent une indication du poids relatif électoral de chaque parti. Au premier tour, l'UFDG, l'UFR, la NGR .... représentaient 60%. Je n'ai pas dit qu'ils obtiendront ce chiffre aux législatives, mais c'est ce qu'ils représentent potentiellement. Les électeurs de l'UFR, dont on dit qu'ils se sont reportés sur AC au second tour des présidentielles, le feront-ils encore, ou défendront-ils leurs propres intérêts représentés par leur leader ? c'est la question la plus incertaine que l'on peut se poser aujourd'hui, tout en ayant néanmoins quelques certitudes.
Par ailleurs et ce commentaire ne s'adresse pas à vous, même si les avis sont partagés à propos de l'ancien Premier Ministre Jean Marie Doré, reconnaissons quand même que lui au moins il a eu le courage d'attirer l'attention de l'autorité sur l'absence des autres partis et l'impérieuse nécessité d'en tenir compte.
On fait semblant d'oublier le passé recent.
Jean marie doré, les partis politique, la société civile, les syndicats ont eu l'opportunité de sauver ce pays à travers le gouvernement de transition mais ils ne se sont préoccupés que de leurs interêts. C'est ce maudit gouvernement qui est responsable des maux d'aujourd'hui et qui a surtout contribué à fausser les élections.
Que Jean marie doré et mouctar commencent par nous donner le bilan de leur passage au gouvernement. Je ne vois PAS ce qu'ils ont fait de mieux que les autres.
Jean marie doré cherche à se donner une certaine virginité en reprenant son sport favori qui consiste à critiquer le pouvoir en place alors que son passage à la tête du gouvernement est jugé globalement négatif par la majorité des guinéens.








