Après un week-end de violences, timide reprise des activités

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La fin de semaine passée a été caractérisée par une furie destructrice des forces de l’ordre et des manifestants. Des quartiers entiers de la capitale, Conakry, sont restés paralysés, des biens privés détruits et pire, des citoyens, parfois mineurs, assassinés.

Ce matin encore, dans les zones de Bambéto, Cosa, la circulation était morne. Des échauffourées avaient commencé entre manifestants en colère et forces de l’ordre accusées de partialité. Le premier ministre accompagné des ambassadeurs de la France, des USA et de l’Allemagne a effectué une visite dans les zones chaudes de la capitale pour constater les dégâts et promettre des enquêtes et sanctions.

Alpha Condé, de retour d’Addis-Abeba où il avait participé au sommet de l’UA, est rentré matinalement sans tambours ni trompettes. Une adresse de lui à la nation est attendue avec impatience. Dans le grand marché Madina, l’heure est à la stupéfaction et à l’interrogation. Des magasins sont restés fermés, chacun y va de son petit commentaire sur les derniers évènements. Si des appels au calme ont été lancés par les principaux leaders d’opinion, la tension est vive sur l’axe Hamdallaye-Cosa, où les jeunes jurent de ne plus se laisser faire ; ils promettent de riposter à toute descente des forces de l’ordre dans leurs quartiers.

C’est dans cette ambiance que des membres des démembrements de la CENI (CEPI, CESPI) ont décidé de débrayer pour protester contre leurs conditions de travail. Ils estiment ne pas être suffisamment écoutés et pris en charge par l’institution en charge des élections dans le pays.

Le navire «Guinée Â» tangue, des flots dévastateurs le guettent et le menacent de chavirement. Son capitaine saura-t-il changer de cap ?


Mams Sow
de Conakry pour GuineeActu


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