Heinan Goba Mardi, 09 Août 2011 21:06
"Le collectif des partis politiques pour la finalisation de la Transition, qui regroupe maintenant 21 partis politiques de l'opposition guinéenne, ne participera pas aux journées nationales de concertation qui auront lieu du 10 au 12 août à Conakry sous l'égide du mouvement social guinéen" a affirmé, mercredi 09 août à Conakry, Mouctar Diallo, président du parti Nouvelles Forces Démocratiques (NFD), au cours d'un point de presse au siège du PUP à Cameroun (Dixinn).
L'ancien ministre de l’élevage sous le régime de la transition dirigée par le général Sékouba Konaté, qui avait à ses côtés le Dr Faya Millimouno de la NGR (Nouvelle Génération pour la République), Fodé Oussou Fofana et Dr Aliou Condé, respectivement directeur de campagne et secrétaire général de l'UFDG (Union des forces démocratiques de Guinée), a expliqué leur refus de siéger autour de la table de discussion par la présence autour de cette table "des partis qui ne se plaignent de rien".
"Nous ne sommes pas opposé à un dialogue inclusif mais nous avons une plateforme sur laquelle nous aimerions que les discussions se portent" a indiqué Mouctar Diallo. Avant de citer les points qui font leurs préoccupations dont, entre autres, la restructuration de la CENI, l'audit du fichier électoral, l'accès de l'opposition aux médias des services publics". Et Fodé Oussou Fofana d'ajouter qu'il est hors de question que ceux qui ne se plaignent de rien soient autour de la table de discussion".
Bref, pour le collectif des partis politiques pour la finalisation de la Transition, le message qu'il a envoyé à la société civile et aux institutions républicaines n'a pas été compris. Il pense qu'il s'agit d'une mauvaise compréhension et non d'une volonté manifeste de la société civile à vouloir banaliser leur revendication qu'il considère comme une source de tension potentielle entre le pouvoir et l'opposition.
Le collectif dans son ensemble se dit disposer à tout moment à dialoguer avec le gouvernent; rien qu'avec le gouvernement. Il pense que le mouvement social usera de tous les moyens pour l'emmener à dialoguer avec toutes les composantes de la nation. Car précise-t-il, "l'heure est grave". Il y a des questions qui doivent être résolues à temps si l'on tient au chronogramme établi pour les futures législatives, estime le collectif.
Mais sur ce dernier point, le Dr Faya Millimouno estime que le calendrier des législatives peut être bien être respecté si la volonté politique se trouve avec le gouvernement. "Il suffit d'améliorer le cadre qui a servi à la présidentielle" a-t-il indiqué.
Heinan Goba
de Conakry pour GuineeActu.com
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