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Rusal Friguia : les travailleurs se plient à la volonté de leurs bourreaux !
Thierno Fodé Sow Samedi, 11 Mai 2013 15:33
« Nous saisissons cette opportunité pour solliciter de notre employeur tolérance et pardon pour tous les manquements que nous avons fait au moment de cette crise. » C’est la teneur de la note d’engagement qui a sous-tendu l’obtention d’une assistance financière accordée récemment aux travailleurs de l’usine de Friguia.
Les travailleurs de l’usine de Friguia dans leur majorité viennent de toucher une prime accordée pour la première fois en un an, par leur employeur – Rusal – absent des installations et de Fria depuis plus de douze mois. Cette absence a eu pour conséquence, la mise en rade de centaines d’agents. Pour avoir enfin « sollicité tolérance et pardon » à Rusal, chaque agent de cette compagnie se voit octroyer 2 930 mille GNF, sans considération de statut ou de hiérarchie. Reste que cette assistance divise et soulève par ailleurs une certaine levée de boucliers. Certains travailleurs qui estiment que Rusal a joué à l’usure pour asphyxier ces agents qu’il suppose être des récidivistes en matière de grève. Par conséquent, il est question pour cet employeur qualifié de bourreau, de mater dur afin de faire taire le collège syndical et tous ceux qui n’emboucheront pas la même trompette que lui. La démarche doit se faire dans la durée : la gangrène doit être guérie définitivement, jurent les Russes.
C’est pourquoi, cette frange d’agents n’a pas voulu se plier et lécher les bottes russes en signant des engagements. Et pourtant, a estimé le DGA David Camara intervenant sur les ondes de la radio Fria le 23 avril dernier, pour avoir accès à l’assistance, « nous avons pris des engagements pour dire qu’on va respecter les disciplines et le règlement intérieur de l’usine et qu’on va éviter maintenant de partir en grève sauvage. » Le vent tourne autrement, pourrait-on dire car, en lieu et place d’un abandon de poste réalisé par les Russes suite à leur refus catégorique de négocier avec le syndicat de la boîte, ils ont donc pris un raccourci : de bourreau en victime. « C’est eux qui doivent nous demander pardon pour nous avoir abandonnés avec les installations sans aucune autre forme de recours », peste un syndicaliste rencontré récemment dans une buvette à Fria. Et d’enfoncer : « Les Russes font du chantage avec la grande bénédiction des certains cadres guinéens qui leur sont inféodés. En échange, ces Guinéens au patriotisme chancelant, sacrifient collègues et dignité tout en créant un saint amalgame de contextes. »
Cette lecture de la situation en dit long sur la crise de confiance entre syndicalistes de l’usine et les Guinéens proches de Russes qui jouent les intermédiaires. Pour sa part, en tout, le DGA, même s’il estime que la grève peut être bonne mais que des fois elle a des conséquences, n’est pas prêt à accorder ses violons avec le collège syndical que dirige Mamady Kourouma. « On n’a pas le droit de suivre ces syndicalistes comme des moutons. Je n’adhère pas au mouvement de grève sauvage : on te barre la route sous le prétexte qu’il y a une grève. C’est pourquoi, des lois doivent être mises en vigueur maintenant pour que chacun comprenne que son droit s’arrête là où commence celui des autres», a notamment rappelé David Camara.
L’autre spectacle ubuesque, fut celui vécu le jour de l’octroi de cette assistance financière dans une banque de la place. Bousculades, injures, piques, etc. entre agents de la même galère. Du directeur au petit ouvrier, tous à la même enseigne : colonne par un, colonne par deux. C’est selon. On avait peut-être peur que l’assistance ne finisse avant le poursuivant. Triste !
Thierno Fodé Sow
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Commentaires
Je ne sais pas me servir de mon intelligence mais je sais au moins que quand le mal frappe ton prochain, quels que soient vos liens, il faut l'assister.
Je ne sais pas me servir de mon intelligence, mais je sais au moin que la loi guinéenne prévoit la présomption d'innoncence.
Je ne sais pas me servir de mon intelligence, mais je sais au moins qu'on ne puni pas un père ou une mère d'avoir mis au monde un criminel ou supposé tel. De même que je sais au moins qu'on n'hérite pas des fautes commises par ses parents.
Contrairement aux dires de leur opportuniste DGA, les syndicalistes n'ont joué que leur rôle de défense des intérêts légitimes de leurs collègues travailleurs.
'un entreprise privee n'existe que pour maximiser les richesses des investisseurs (actionnaires) alors ce jour, nous aurons une autre lecture du business. Alors au pays de ocmprendre qu'il est temps d'adapter tous nos documents necessaires a un cadre de travail acceptable pour les emplueyrs et employes. Code d'investissment. code de travail, CNSS, plan comptable guineen, entre autres doivent etre ameliores. A L'etat de convaincre prochainement ces investisseurs de la necessite d'avoir quelques principles d'ethique pour faire fonctionner leur business au bled.
On dit que l" intelligence est la chose la mieux partagee par DIEU ! Servez vous en , bon Dieu !
" ILS " n'ont pas ete a Nzerekore pour L' ENTERREMENT " . Mais pour presenter des hommages au BOURREAU DU 28 SEPTEMBRE, alors qu'ILS sont les victimes de ce meme 28septembre
Et puis si je vous disais LE CRIME de " la-plus-que-centenaire " , vous commetriez un suicide . Aussi je m'en garde !
Quel crime celle que vous appelez "la plus de centenaire" a-t-elle commis pour figurer sur cette liste ?
Alpha Conde devient PRESIDENT . Il s'en va se recueillir sur la TOMBE de CONTE . Apres " son stage " a CORONTHIE !
Il " reprend " le Pays ou l'avait laisse L'ASSASSIN de Faranah . Apres sa " par contumace " !
Il n'est pas seul . CEUX qui , par MIRACLE , echappaient a la DIETE NOIRE , allaient " REMERCIER " le Parti et le RESPONSABLE SUPREME , pour leur " gentillesse revolutionnaire " .
Y a pas longtemps , ILS etaient nombreux a NZEREKORE pour l'enterement de la " plus que centenaire " .
Ainsi va la GUINEE !
Et pourtant son HYMNE dit " Peuple d'Afrique de la GUINEE FIERE et jeune ..."
Peut-etre JEUNE , mais FIER , pas sur !
Bien a vous !








