Contrôle routier: Quand les agents refusent de se soumettre aux ordres de l'Etat-major général des armées

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controle_routier_police_Guinee_01L'appel de l'Etat-major général des armées en faveur d'un contrôle routier respectueux des droits des usagers de la route n'a pas été entendu par les agents des forces de défense et de sécurité. Les voyageurs continuent de subir des exactions de la part des militaires et des policiers aux postes de contrôle qui ont germé sur les routes du pays. Les noctambules de Conakry se plaignent aussi des hommes en uniforme.

A la ''faveur'' de l'attaque du domicile du chef de l'Etat, le 19 juillet dernier, des postes de contrôle ont été érigés sur les axes routiers de la capitale et ceux menant à l'intérieur. Le but était de traquer les assaillants. Mais les agents des services de défense et de sécurité guinéens ont tout de suite mis l'occasion Ã  profit pour racketter les citoyens. Limitant ainsi la liberté d'aller et de venir des Guinéens.

Pour éviter que la situation n'explose comme on l'a vu sous Lansana Conté, l'Etat-major général des forces armées guinéennes a tenté d'apporter quelques précisions. Dans un communiqué lu sur les antennes de la radio nationale, il a indiqué que la réinstallation des barrages le long des différents axes routiers vise à maintenir la quiétude, la sécurité des personnes et de leurs biens ainsi que celle des institutions république.

La mesure est applicable de 23 h à 6 h du matin (TU). Mais en ce qui concerne les postes de Gomboyah sur la route de Coyah (57 kilomètre de Conakry) et Kenedé sur l'axe menant à Dubréka (42 Kilomètre de Conakry), l'Etat-major général des forces armées a précisé que le contrôle est de 24 heures sur 24 heures.

S'agissant d'une opération qui va dans l'intérêt des citoyens, l'autorité militaire voudrait que tout se passe dans les règles de l'art. "Que ces opérations de contrôle soient conduites, sans exception aucune, avec courtoisie et exigence de la part des agents" a-t-elle conseillé.

"Aucun acte suspicieux des agents des forces de défense et de sécurité et aucun manquement à ses dispositions imputable aux usagers de la route ne seront tolérés" a martelé l'Etat-major général des armées. En demandant aussi aux usagers de la route de bien vouloir se conformer à ces dispositions d'ordre sécuritaire.

Pour rappel, la suppression des barrages routiers a été demandée et obtenue en 2008 par le mouvement syndical guinéen suite aux multiples plaintes de citoyens de toutes catégories socio professionnelles, victimes de racket de la part des hommes en uniforme .


Heinan Goba
de Conakry pour GuineeActu.com


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Commentaires  

 
-1 #8 Vökpö Ouo LAMA 10-08-2011 16:19

Il est bien d'instaurer un système de contrôle d'identité des personnes au long de tous les axes routiers comme cela se passe dans tout Etat normal lorsque sa ''sécurité est interne'' est menacée, pourvu que ce contrôle s'exerce dans la plus grande légalité et du respect des textes de loi en la matière.
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+3 #7 AOT Diallo 09-08-2011 01:36

Citation en provenance du commentaire précédent de Pokpa Holomo Lamah:
Même si c'est le Chef d'État Major des armées qui contrôle les forces de sécurité, la démarche que je préconise pourrait avoir son effet, ne serait-ce que pour avoir des preuves de son refus ou de sa volonté de mettre fin à cet état de fait.

Parfaitement mon frère Lamah, et pourquoi pas surtout l`opposition, les syndicats et la société civile, en force et avec bruits et fracas? Tous des poltrons à la recherche de décrets...Ils préfèrent les lamentations journalières à la maison de la presse - il faut surtout pas faire trop de vagues...
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+2 #6 Pokpa Holomo Lamah 08-08-2011 23:51

Même si c'est le Chef d'État Major des armées qui contrôle les forces de sécurité, la démarche que je préconise pourrait avoir son effet, ne serait-ce que pour avoir des preuves de son refus ou de sa volonté de mettre fin à cet état de fait.
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+2 #5 Gandhi 08-08-2011 22:05

Qui contrôle les forces dites de sécurité ?
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+4 #4 Pokpa Holomo Lamah 08-08-2011 21:48

Concrètement, si quelqu'un ou le syndicat des transporteurs routiers ou n'importe quelle association pouvait aller rencontrer le Chef de l'État-Major des armées et lui en parler de vive voix, on verrait ce qui s'en suivrait.
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+6 #3 AOT Diallo 08-08-2011 20:51

Mr Kabele, sous-ministre adjoint de la défense, sortez-nous le chapitre du "règlement général de l`armée sur ce sujet, juste pour que l`on sache, pour demain..
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+4 #2 Abdoul.H 08-08-2011 18:09

Regles de l'art et courtoisie à Doumbelane, vous faites rigoler.
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+14 #1 Chris 08-08-2011 17:27

Nos fanfarons de corps habillés (comme les appellent les Ivoiriens) - je ne me permettrais pas d'utiliser le terme de militaire pour ne pas insulter ceux qui méritent d'être désignés comme tel - eux qui ont, soit aidé, soit facilité par leur passivité, l'accession de Condé au pouvoir, se verront bientôt à la même place que leur avait réservé Sékou Touré. Les saoulards qui ne sont capables de tirer que sur des femmes et des enfants vont être coiffés par les balafrés qui n'hésiteront pas à les pendre, avant de céder cette "armée" de zombie en fabrication aux miliciens que Condé est sur le point de ressusciter. Ce sera alors l’enfer à ciel ouvert pour tout le monde, pas seulement pour une certaine communauté mais aussi pour la communauté manding imaginaire créée par le laboratoire de Condé (ceux qu’il désigne par les autres en opposition à une certaine communauté, qu’il n’a cessé de stigmatiser).
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