Heinan Goba Lundi, 08 Août 2011 17:07
L'appel de l'Etat-major général des armées en faveur d'un contrôle routier respectueux des droits des usagers de la route n'a pas été entendu par les agents des forces de défense et de sécurité. Les voyageurs continuent de subir des exactions de la part des militaires et des policiers aux postes de contrôle qui ont germé sur les routes du pays. Les noctambules de Conakry se plaignent aussi des hommes en uniforme.
A la ''faveur'' de l'attaque du domicile du chef de l'Etat, le 19 juillet dernier, des postes de contrôle ont été érigés sur les axes routiers de la capitale et ceux menant à l'intérieur. Le but était de traquer les assaillants. Mais les agents des services de défense et de sécurité guinéens ont tout de suite mis l'occasion à profit pour racketter les citoyens. Limitant ainsi la liberté d'aller et de venir des Guinéens.
Pour éviter que la situation n'explose comme on l'a vu sous Lansana Conté, l'Etat-major général des forces armées guinéennes a tenté d'apporter quelques précisions. Dans un communiqué lu sur les antennes de la radio nationale, il a indiqué que la réinstallation des barrages le long des différents axes routiers vise à maintenir la quiétude, la sécurité des personnes et de leurs biens ainsi que celle des institutions république.
La mesure est applicable de 23 h à 6 h du matin (TU). Mais en ce qui concerne les postes de Gomboyah sur la route de Coyah (57 kilomètre de Conakry) et Kenedé sur l'axe menant à Dubréka (42 Kilomètre de Conakry), l'Etat-major général des forces armées a précisé que le contrôle est de 24 heures sur 24 heures.
S'agissant d'une opération qui va dans l'intérêt des citoyens, l'autorité militaire voudrait que tout se passe dans les règles de l'art. "Que ces opérations de contrôle soient conduites, sans exception aucune, avec courtoisie et exigence de la part des agents" a-t-elle conseillé.
"Aucun acte suspicieux des agents des forces de défense et de sécurité et aucun manquement à ses dispositions imputable aux usagers de la route ne seront tolérés" a martelé l'Etat-major général des armées. En demandant aussi aux usagers de la route de bien vouloir se conformer à ces dispositions d'ordre sécuritaire.
Pour rappel, la suppression des barrages routiers a été demandée et obtenue en 2008 par le mouvement syndical guinéen suite aux multiples plaintes de citoyens de toutes catégories socio professionnelles, victimes de racket de la part des hommes en uniforme .
Heinan Goba
de Conakry pour GuineeActu.com
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