Bountouraby Soumah Mercredi, 08 Mai 2013 10:01
Ces derniers temps, les commissaires de la CENI ne cessaient d’assurer que le problème dont ils pouvaient souffrir en vue du respect du chronogramme électoral, ce sont bien les contingences politiques. Autrement, poursuivaient-ils, les questions techniques sont totalement maîtrisées. Sauf que c’est là une assurance pas totalement conforme à la réalité du terrain. C’est même le moins qu’on puisse dire.
En effet, selon nos informations, beaucoup de Commissions administratives de révision des listes électorales (CARLE) auraient été contraintes de stopper le processus d’enrôler. Contraintes qu’elles sont à une rupture de matériels et de consommables. Incroyable mais vrai. C’est comme si à l’intérieur de la CENI même, les agents du pouvoir cherchaient à l’enfoncer. A moins que ce soit là un subterfuge permettant au chef de l’Etat de procéder à une reculade tout en espérant amoindrir l’effet que cela provoquerait.
Quoi qu’il en soit, il y a un autre problème du même ordre qui a éclaté hier dans la commune de Matam. C’est bien le début de grogne des opérateurs de saisie qui protestent contre le non-versement de leur salaire. Estimant qu’ils étaient moins bien traités que leurs collègues déployés à l’intérieur du pays, ces agents menacent d’aller en grève s’ils ne perçoivent leur dû. C’est à se demander si, avec tous ces problèmes, on peut bien aller aux élections.
Bountouraby Soumah
de Conakry pour GuineeActu
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