Le défi de Foussou au porte-parole du gouvernement

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FOFANA_Fode_Oussou_2_01Le déficit de confiance à la base de la crise politique qui sévit actuellement en Guinée est d’une grande importance. C’est ainsi qu’aucun camp ne croit ce que dit l’autre. Et la meilleure illustration de cette situation, c’est bien le défi que le vice-président de l’UFDG vient de lancer au ministre porte-parole du gouvernement.

On se rappelle en effet que récemment Damantang Albert Camara avait déclaré dans les colonnes de certains journaux de la place et sur les ondes de certaines radios privées de la capitale guinéenne que les revendications de l’opposition guinéenne à propos de l’opérateur de saisie, étaient exclusivement basées sur des doutes. Et que les conditions de sécurité étaient réunies au maximum autour de Waymark. A propos, Fodé Oussou Fofana n’y va pas par quatre chemins. S’exprimant à notre micro, il affirme : « Que Monsieur Damantang Albert Camara, s’il le souhaite, s’embarque avec moi dans un véhicule et on va sillonner quelques CARLE (Commissions administratives de révision des listes électorales) de la capitale guinéenne. Aussi, je lui prouverai par A+B que je suis capables de m’enrôler quarante fois sous quarante noms différents sans que les appareils ne le détectent Â». Et c’est selon lui la preuve la plus palpable du peu de fiabilité des outils de Waymark.

S’exprimant plus généralement sur la crise et les violences qui émaillent la capitale depuis la diffusion du décret présidentiel relatif à la convocation du corps électoral, le vice-président de l’Union des forces démocratiques de Guinée : « Depuis 2010 et l’accession du président Alpha Condé au pouvoir, l’opposition guinéenne a enterré 25 de ses militants Â». Ajoutant, « c’est cela aussi le bilan que M. Alpha Condé aura à présenter Â».

Sur la question de la tenue des élections à la date du 30 juin prochain, il indique n’avoir rien contre la date. Mais précise-t-il : « Nous nous battrons jusqu’à ce que nos revendications par rapport à la transparence et la crédibilité du scrutin soient satisfaites Â».


Bountouraby Soumah
de Conakry pour GuineeActu


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Commentaires  

 
-4 #5 moussa 10-05-2013 05:31

Bon vent a vous le voyant
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+2 #4 Le Voyant 09-05-2013 07:29

Citation en provenance du commentaire précédent de moussa:
Ou est mon commentaire? Vous publiez seulement les commentaires qui vous plaise?

Va a la RTG ou a RADIO KANKAN tu seras publie, la bas c’est la «Condecratie», ce site n’est pas un site de propagande pour les «negro-nazies». Si tu faits des postes intelligents et réfléchis comme tout le monde ou si tu postes des arguments solides le web master te publiera sans problème mais si tu crois que vos propagandes de pacotilles seront publies ici, tu te trompes bougrement de sites……. Rideaux.
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0 #3 moussa 08-05-2013 15:56

Ou est mon commentaire? Vous publiez seulement les commentaires qui vous plaise?
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-2 #2 I. MB. SOW 07-05-2013 17:31

Dr FOF qui est vice-président chargé des affaires judiciaires de l'UFDG n'y va certes pas par quatre chemins, mais c'est plus pour brasser de l'air, comme tout le monde, qu'autre chose. S'il est certes vrai que le pouvoir d'AC a assassiné 25 militants de l'opposition depuis novembre 2010, ce chiffre dramatique de morts n'en cache pas moins d'autres réalités tout aussi catastrophiques, dont celle-ci qui ne peut plus être occultée: les militants (ou supposés tels) qui sont impunément assassinés se comptent quasi exclusivement au sein de la communauté peuhle, pour ne pas dire de l'UFDG. Et c'est là quelque chose d'insupportable que les dirigeants de ce grand parti devraient plus que jamais analyser avec tout le sens de responsabilité requis. Si le frère FOF ne peut évidemment rien faire tout seul contre les violences qu'AC et ses sbires font subir aux Peuhls, l'on ne peut s'empêcher cependant de s'interroger sur les résultats des actions judiciaires qu'il pilote pour de l'UFDG. Quant à la date de tenue des législatives décrétée unilatéralement par le pouvoir et qu'il semble approuver à présent, il y aurait sans doute meilleure méthode, plus respectueuse de la mémoire des morts, pour préparer l'opinion à une éventuelle nième reculade de l'opposition. Il est évidemment plus aisé de critiquer que d'agir soi-même, mais est-ce là une raison valable de se taire et laisser faire ceux qui agissent sur le terrain, surtout avec d'aussi peu de résultats probants? A observer tant soit peu objectivement la situation sociopolitique qui prévaut actuellement en Guinée, l'on ne peut que constater la seule équation qui reflète notre problématique: une opposition plurielle qui lutte dans les règles démocratiques et républicaines contre un régime agissant en violation constante des lois établies. Et en représailles, une seule communauté ethnique est stigmatisée, ciblée et soumise au plus barbare plan de répression jamais conçu et orchestrée par des autorités officielles de ce pays. Il s'agit donc désormais pour la plupart d'entre nous de mettre fin à cette latente hypocrisie intellectualiste qui ne mène nulle part, et à tout le moins de suivre la voie tracée par le regretté Doyen Bâ Mamadou: arrêter de se voiler la face et commencer à appeler ouvertement un chat, un chat....
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0 #1 Abdoulaye Diallo, Rotterdam 07-05-2013 15:40

« Nous nous battrons jusqu’à ce que nos revendications par rapport à la transparence et la crédibilité du scrutin soient satisfaites ».
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