Selection de vidéos
Partenaires
Crise politique en Guinée: le chef de la délégation de l’Union européenne juge les violences « inacceptables »
Heinan Goba Vendredi, 03 Mai 2013 22:14
Le chef de la délégation de l’Union européenne juge « inacceptables », les violences qui caractérisent les manifestations de l’opposition comme il a été constaté lors de la marche avortée du 02 mai 2013. Pour Philippe Van Dame, « le dialogue politique ,c’est autour d’une table et non dans la rue ».
« Quand on tire à bout portant sur des personnes, lorsqu’on poignarde, on sort complètement du débat politique. On rentre dans la violence aveugle. Car ces faits ne sont pas dus à une bousculade » a soutenu le chef de la délégation de l’Union européenne devant la presse ce vendredi 03 mai au cours d’une conférence en prélude à la semaine du cinéma Europe-Afrique.
D’où qu’elle vient, pour Philippe Van Dame, « la violence est inacceptable. C’est ainsi que le chef de la délégation de l’Union européenne dira qu’il « aimerait entendre tous les leaders politiques de tous les bords, condamner les violences du jeudi 02 mai ». Mais il ne s’agit pas de condamner pour condamner, a-t-il précisé.
La condamnation des violences, a martelé le chef de la délégation de l’Union européenne « doit être concrète ». Car, a-t-il dit, « la violence elle-même n’est pas un phénomène abstrait, il est concret ». En plus de la condamnation, Philippe Van Dame voudrait aussi que la violence soit prévenue en Guinée.
Comme meilleur moyen de prévention des violences, le chef de la délégation de l’Union européenne a mentionné le dialogue. Mais en parlant de dialogue comme solution aux violences, Philippe Van Dame a précisé qu’il ne s’agit pas de n’importe lequel. Il s’agit d’aller autour de la table de discussion sans aucun préjugé.
Philippe Van Dame a rappelé que l’Europe a récemment connu ce genre de violences consécutives aux replis identitaires. Et, que c’est grâce au dialogue, que les protagonistes ont pu accorder leurs violons. Partant de ce fait, il a réitéré son appel en direction des acteurs politiques guinéens afin qu’ils accordent la priorité au dialogue.
Répondant aux questions des journalistes, le chef de la délégation de l’Union européenne a dit que la violence n’est pas une option.
Alors que la Guinée est en proie à la violence politique, pour quelle raison Philippe Van Dame a-t-il choisi de parler en premier lieu de la culture ? En réponse à cette question qui ne lui a pas été posée ouvertement, il a dit que « la vie a une dimension qui dépasse les contingences quotidiennes. Elle ne se limite pas au débat politique. »
La culture étant un important moyen de rapprochement, Philippe Van Dame a dit avec une ferme conviction, que « cette semaine culturelle permettra de résoudre en partie la crise qui secoue la Guinée ». En précisant que les combats de rue auxquels l’on assiste actuellement se fondent autour « des concepts fallacieux ».
Heinan Goba
de Conakry pour GuineeActu
![]()
Commentaires
je comprends ton point de vue et celui de Madina. Je n'ai plus envie de pleurer mais me battre, comme vous le faites, par des écrits et dénonciations pour que plus jamais ça. La politique nous divise, nos jeunes se meurent. Tenons nous ensemble pour lutter contre toutes sortes d'injustice. Nelson Mandela répondait à une question (dans le livre de Bill Clinton) si je ne me trompe, au sujet des ses geôliers je cite: pourquoi avoir pardonné à vos geôliers maintenant que vous êtes président, il dit: par ce que je ne suis plus leur prisonnier, si je me mets à penser à eux ou à comment me venger, je reste leur prisonnier et je leur donne de l'importance. Occupons nous du problème actuel et refusons de nous s'entre-tuer. Nous sommes une famille, pansons nos blessures, pardonnons nous et allons de l'avant pour notre terre et celle de nos ancêtres. Amicalement â toi.
Cela s'est vraiment passé dans notre pays avec le soutien de beaucoup de guinéens qu'il faut aujourd'hui dénoncer.
Citation en provenance du commentaire précédent de assia:
Ma chère Madina,
j'aime bcp lire tes écrits mais je pense qu'en ce moment de crise ethnique dans notre pays ce n'est pas le moment de relater ce genre de récits, c'est à dire le passé douloureux de l'ère AST. Consacrons nous à militer pour l'union nationale, comment se tenir ensemble pour lutter contre toute forme d'injustice, sortir de cette crise en limitant des dégâts. Affectueusement à toi
C'est précisément ce genre de rappel sur les horreurs démoniaques du régime d'AST notamment qui s'imposent actuellement. Cela permet de recadrer à leur juste valeur les dangers que fait courir le pouvoir ethnocentrique et répressif actuel à l'ensemble de la société guinéenne. En effet, si AC et le RPG parviennent à usurper de nouveau une majorité législative, il va de soi que nous aurons d'autres "nouvelles Saran" non peuhles au sein de toutes les autres communeautés ethniques du pays. Le drame cruel est que des farfelus de passage comme AST et AC qui n'aspirent qu'au "pouvoir pour le pouvoir", sans le moindre de motif réel de patriotisme, parviennent encore à empêcher l'unité nationale et la cohésion sociale de se faire dans ce pays. Bien à vous!
j'aime bcp lire tes écrits mais je pense qu'en ce moment de crise ethnique dans notre pays ce n'est pas le moment de relater ce genre de récits, c'est à dire le passé douloureux de l'ère AST. Consacrons nous à militer pour l'union nationale, comment se tenir ensemble pour lutter contre toute forme d'injustice, sortir de cette crise en limitant des dégâts. Affectueusement à toi
« Tu enfanteras dans la douleur » ; et elle enfanta, elle enfanta la douleur. Le hurlement qu’elle poussa avant de s’évanouir fit sursauter la sentinelle qui somnolait dehors près de l’entrée. Il était trois heures du matin. Kankan dormait. Les centaines de détenus politiques, eux, ne dormaient point. Chacun attendait son tour, son tour de passer à la cabine technique, à l’abattoir, à la mort. Ils avaient suivi son départ pour l’interrogatoire depuis une heure du matin. Ils l’avaient entendue pleurnicher, pleurer, les prier en vain; mais ce hurlement de bête qu’on égorge leur avait fait perdre tout espoir, l’espoir de s’en sortir. Qu’on puisse torturer ainsi une femme.
Bon Dieu ! Bon Dieu ! murmura l’un des plus riches commerçants de Kankan, arrêté depuis trois jours. Saran, c’était elle, en était à son cinquième, car il faut quatre jours de diète sèche 1 avant d’être interrogé , quatre jours sans manger ni boire, sans aucun contact, bouclé par derrière dans une cellule qui a toute l’allure d’une tombe.
— Aide donc la Révolution, Saran ; cela fait près de deux heures que tu nous embêtes. Si j’ai attendu tout ce temps, c’est parce que je te connais. Mais ma patience a une limite. Tu n’es pas la seule, les autres attendent. Dis la vérité ! Reconnais que tu es recrutée par les Allemands et que tu as reçu d’eux 3 500 dollars.
— C’est pas vrai ! C’est pas vrai ! C’est pas …
— Ta gueule ! hurla le capitaine Kouyaté, sur les nerfs.
— Ecoute mon frère ! Tu peux me sauver si tu le veux bien. Tu sais très bien que tout cela est préfabriqué. Je te jure que tout est faux, tout.
— Je ne te demande pas la date de ta naissance. Je la connais. Conakry attend, pour demain matin, ta déposition. Tu crois que l’avion va t’attendre ? Des plus durs que toi sont passés ici. Si tu es dans cet état, c’est que tu l’as cherché. Reconnais ou je deviens méchant.
Saran roula de côté : elle était amarrée des épaules aux chevilles. Le fil de téléphone de campagne avait pénétré sa chair depuis longtemps. Presque nue, son beau corps était glauque : elle se roulait par terre ; elle se dit que la mort valait mieux qu’avouer un mensonge. Tout son corps était en feu.
Le capitaine Kouyaté lui avait arraché par endroits des plaques de sa peau douce avec une paire de pincettes branchée à un appareil téléphonique de campagne.
— Tu refuses d’aider la Révolution ? Tant pis.
— Vingt-quatre ans à son service, cela ne suffit pas ? dit Saran, fièrement.
— Ce qui compte, c’est la fidélité au Parti. Tu as couché avec les Allemands et ils t’ont recrutée. Il est vrai que tu es l’une des toutes premières militantes de Kankan, mais tu as fini par trahir comme les autres.
— C’est faux ! cria Saran, indignée.
— Détachez-la, ordonna le capitaine. Ce que firent deux gorilles spécialistes des tortures.
— Enlève ton slip, dit le capitaine. Saran hésita, affolée, fixant tour à tour l’officier et les deux sbires.
— Laisse-moi au moins celui-là .
— Enlève-le ou je le déchire.
Il n’attendit pas une seconde. Il la gifla et tira sur le slip qui craqua, roula sur une jambe jusqu’aux genoux. La gifle avait jeté Saran par terre."in:( Dans la Guinée de Sekou Touré cela a bien eu lieu.Lieutenant colonel Kaba41).
L’histoire conditionne les perspectives futures d’un pays. Le Pouvoir en Guinée a toujours constitué un prétexte économique de maximisation de profit pour une classe politique conservatrice qui se révèle encore aujourd’hui incapable d’avoir une vision lointaine en stratégies de longue portée. Monsieur Alpha Condé fut élu pour Cinq(5) ans comme Président suite aux premières élections démocratiques de la République de Guinée. Personnellement je ne contexte pas la légalité constitutionnelle de son mandat dès lors où son investiture fut saluer de tous et accepter même par des irréductibles.
Ainsi, le Président Alpha Condé après avoir prêter serment devenait inéluctablement le Père de la Nation Guinéenne. Notre enthousiasme pour notre Président fut de courte durée et ce n’est que secret de polichinelle de vouloir occulter le mercantilisme et les opportunistes de tous genres qui ont fini de lui inoculer le virus immortel de la présidence éternel. Monsieur Alpha Condé impose son titre de Professeur et pourtant son titre de Président englobe tout le reste, vu son honorabilité. Cette bassesse signe pour moi, la première grosse déception.
Monsieur Alpha Condé dans votre discours du 24 Octobre 2010, vous mentionnez ; « Cinquante deux ans après, la Guinée et les Guinéens font face à un défi, celui de l’instauration d’un Etat démocratique et pluraliste. Je veux construire en Guinée, dans le respect de chacun et de tous, dans l’intérêt de chacun et de tous, une démocratie capable de garantir aux Guinéens une société de paix, une société de prospérité sociale et économique, une société de culture, une société de liberté !
Comme vos prédécesseurs, vous faites les mêmes erreurs, la dérégulation économique imposé par l’état inquiète tous les secteurs d’activité socioprofessionnelle du pays, la spoliation est monnaie courante, la jeunesse est meurtrie par le manque d’emploi, la corruption et l’insécurité sont en recrudescences, le fossé de la méfiance se garni d’incertitudes permanentes et les nominations sont vieillissantes et populistes ; On note l’absence de méritocratie au profit du népotisme et de la médiocratie des élus politiques de la Mouvance Présidentielle. Ce qui est pathétique sous votre gouvernance, c’est toujours une classe élitaire qui détient tous les pouvoirs, autocratiques dans les formes archaïques du despotisme stockiste, bastion du conservatisme social, et une classe populaire qui subit les stratégies politiques d’un gouvernement conservateur sans avenir et sans vision.
La démocratie ne peut se concevoir en politique sans intégration à la vie sociale, sans ordre rationnel et sans maîtrise de l’enjeu culturel, d’où l’intérêt participatif de toutes les ethnies au développent économique du Pays. La culture débouche sur l’économie de plusieurs façons : Elle peut devancer des opérations économiques, les faciliter, les entretenir. La culture, elle-même constitue un marché qui ne peut laissé indifférent l’économie. Un grand succès culturel attire des clients, des visiteurs dont la présence à une valeur marchande pour le pays qui les reçoit ; La notion de culture pose immédiatement des problèmes qui sont ceux de son emploi et non de la destruction de nos us et coutumes. Ma deuxième déception est votre négationnisme affiché par rapport à l’ethnie Peulhs, qui est déterminante dans l’écosystème culturel, économique et politique guinéen. La culture est depuis très longtemps utilisée par certains États comme assise de leur rayonnement économique. Vos larmes à la mort du Feu Général Diallo Kéléfa (Que la terre lui soit légère) avaient-elles une identité ethnique ? Si oui, laquelle ?. Il en résulte une difficulté croissante à définir une relation saine et efficace de vos promesses pour un Guinée nouvelle.
Votre acharnement pour les élections législatives ressemble fort à l’invasion d’un champ de riz par des criquets pèlerins. Croyez-vous que la relance économique d’un pays se joue avec un parlement, sanctuaire des lois, acquit avec force, de manière déloyale et qui regorgera de plus de 50 % d’analphabètes, d’élus notables qui n’ont pas de diplômes et pas de métier professionnalisé, pour protéger vos intérêts avec les délits d’initiés et la recherche de l’immunité parlementaire, la confiscation des valeurs de la démocratie, la limitation des marchés, l’éducation d’une génération sacrifiée avec système scolaire et universitaire au rabais, … Tout cela va engendré une situation de crise (politique, économique et sociale) sans précédent sur le développement du pays avec une économie des plus lugubres au monde, si fragile, peu ossifié et sans perspectives structurelles des plans quinquennaux délaissés au profit des orientations générales des gouvernements élus pour affronter les défis de la mondialisation. Votre gouvernement est si peu vertébré dans son organisation qu’on ne saura lui greffé à une doctrine libéralisme politique, libéralisme économique, un discours cohérent de la société civile. Votre gouvernement ne sait faire que deux gestes commerciaux : La spéculation et la ruse avec les règles des organisations mafieuses non conventionnelles du crime organisé.
Depuis 1990, la notion de soft power (correspond à la capacité d’attraction exercée par le modèle culturel d’un pays et à la possibilité de celui-ci de faire accepter par les autres sa propre vision du monde) est devenue banale dans les théories des relations internationales et permet d’asseoir les racines du pouvoir d’un pays, sa stabilité par rapport aux investissements étrangers. Avec la mondialisation, l’économie d’un pays n’a plus de frontière et sa force ne réside plus inclusivement dans les ressources de son sol et de son sous-sol, mais par sa capacité d’innovation et de création des pouvoirs publics, la rentabilité dans les investissements étrangers avec assurance de minimiser les risques politiques d’implosion sociale, la bonne gouvernance et les valeurs de la démocratie pluraliste.
Ma troisième déception Monsieur le Président réside dans le fait que vous présentez des insuffisances irréversibles d’adaptation au temps. La 5è phase a commencé dès la fin des années quatre-vingt dix avec les technologies de l’information, de la téléphonie et de l’internet. De grâce, je vous prie de mettre l’horloge de votre mémoire à jour car nous ne sommes plus à la phase qui correspond au développement du chemin de fer (1847/1849) ou de la crise du capitalisme (1873).
«Il faut bien que quelque chose change pour que l’essentiel demeure » G. Di Lampedusa dans le, Le Guépard
Ce belge est complice de Alpha condé dans le rapatriement des guinéens de belgiques. Qu'il se taise ou qu'il dégage !
Meme de tres tres loin ( a plus forte raison a bout portant ) l'OPPOSITION Guineenne N'A TIRE SUR PERSONNE !Seuls les Militaires et Gendarmes Guineens tirent sur les Guineens . ALPHA CONDE est leur MINISTRE . : MINISTRE de la DEFENSE ( de l' offense contre les desarmes )Les ordres viennent de lui . IL EN EST RESPONSABLE .
Conclusion que devrait tirer ce Diplomate , ALPHA CONDE " TIRE A BOUT PORTANT SUR DES PERSONNES "! Des GUINEENS !








