Manifestation politique : le succès est dans la paralysie de la ville

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manifestation_Conakry_opposition_2Mai2013_3_01L’opposition n’aura pas pu, comme elle le souhaitait, marcher ce jeudi 2 mai sur l’autoroute Fidel Castro et tenir son meeting sur l’esplanade du Palais du peuple. L’impressionnant dispositif de sécurité l’en aura empêchée. Mais son soulèvement et les multiples escarmouches auxquelles il a donné lieu auront littéralement paralysé la capitale guinéenne. Ce qui fait dire à ses principaux leaders que l’objectif global qui consistait à alerter la communauté internationale sur ce qui se passe en Guinée est globalement atteint.

Sur les incidents qui auront caractérisé cette autre journée de manifestation à Conakry, personne n’aura été véritablement surpris. En effet, on s’y attendait dans la mesure où l’opposition avait clairement indiqué son refus de céder à la volonté du pouvoir de l’empêcher de marcher sur l’autoroute. D’ailleurs l’avant marche aura contribué à la paralysie de la ville. En fait, craignant justement les conséquences des affrontements, les populations avaient préféré demeurer à la maison.

Dans un premier temps, tout s’est bien passé et les militants de l’opposition étaient plutôt déterminés. Les problèmes ont commencé quand le cortège des leaders du Collectif, de l’ADP, du CDR et du FDP a pris la direction de l’aéroport, à partir du rond-point de Bambéto. Après seulement quelques mètres de parcourus, les manifestants se sont retrouvés nez-à-nez avec les forces de l’ordre déployées tout près.

Tout de suite, il y a eu un premier échange. Evaluant les risques humanitaires qui pouvaient résulter d’un forcing, les leaders en général et Cellou Dalein en particulier ont alors rebroussé chemin. Ce que n’auront pas apprécié tous les militants. Loin s’en faut.

Usant pour la première fois de camions à eau chaude, les forces de l’ordre ne se seront pourtant pas contentées de défendre l’autoroute. Elles s’en sont également prises à des manifestants au niveau du rond-point Hamdallaye et à l’héliport de Dixinn. Du coup, mêmes les meetings que les leaders prévoyaient de tenir à ces deux lieux n’ont pas pu avoir lieu.

Mais malgré cette détermination de la police et de la gendarmerie à faire échec à la manifestation, certains militants avaient réussi à ériger des barricades sur le tronçon de l’autoroute. Il en est ainsi de Gbessia, tout près de pont de Kondébounyi. Mais plus globalement, la ville de Conakry a baigné dans un contexte de tension générale en ce jour.


Bountouraby Soumah
de Conakry pour GuineeActu


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Commentaires  

 
+1 #2 Gandhi 04-05-2013 08:16

Sylla, il ne suffit pas d'être patriote, je suis sûr qu'il en existe beaucoup en Guinée. Il faut savoir où aller, pourquoi y aller et comment y aller. Même AC n'a pas répondu lisiblement à cette problématique. C'est la raison pour laquelle, il faut former une nouvelle génération consciente des enjeux et des intérêts du pays, et surveiller les Anciens dans une transition pour recoudre le tissu social, nettoyer les écuries d'Augias (dans l'attente de cette nouvelle génération) dans l'administration au sens large (incluant l'armée), et relancer le processus de développement du pays, à asseoir sur les ressources humaines. Les mines ne doivent constituer qu'un appoint éventuel ou un moyen d'accélérer le processus, mais non une fin en soi.
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+4 #1 sylla 04-05-2013 01:37

c'est seulement dans notre pays qu'on voit un operateur de saisie bruler tout un pays de 13milion d'habitant. Je ne pense pas si le president lui meme aime la Guinée car en realité qu'on soit de la mouvance ou de l'opposition, chacun de nous souffre enormement. Pourquoi la Guinée ne donne jamais espoir a sa jeunesse? Ki doi etre le vrai patriote pour tirer ce pays dans le puit? Je vous remercie.
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