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Législatives: l'opposition affiche sa détermination à contraindre Alpha Condé à revenir sur sa décision

Heinan Goba  Jeudi, 25 Avril 2013 23:02

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manifestation_Conakry_opposition_25Avr2013_2_01Chacun des leaders de l'opposition y est allé de son petit commentaire. Dans l'ensemble, en revanche, c'est le même discours qu'ils ont tous tenu sur l'esplanade du Stade du 28 septembre. A savoir leur opposition à la décision du président Alpha Condé d'organiser les législatives à la date du 30 juin prochain.

Le souhait de l'opposition d'obtenir du gouvernement un dialogue franc et sincère à l'issue duquel les conditions d'organisation des législatives seront fixées, est apparu dans tous les discours. « Si Alpha Condé veut la paix en Guinée, il doit tenir compte de la mobilisation d'aujourd'hui » a dit Cellou Dalein, de l'UFDG.

Certains des opposants ont eu à l'endroit du président Alpha Condé des propos très durs. Donnant l'impression que sa décision de convoquer le corps électoral en dehors de tout cadre de concertation est une déclaration de guerre. Une déclaration de guerre qu'il faut lui faire regretter amèrement.

Chef de file de l'opposition guinéenne, Cellou Dalein a promis de mettre tout Conakry dans la rue la semaine prochaine si Alpha Condé ne répond pas à leur demande. Ce, après la menace du représentant du leader du GPT (Guinée pour tous) d'investir la place des Martyrs à quelques mètres du palais présidentiel.

Récemment inculpé de diffamation à l'endroit du président de la République, Jean Marc Telliano du RDIG (Rassemblement pour le développement intégré de la Guinée) n'a pas non plus mâché ses mots. « Je n'ai pas peur d'Alpha Condé. Ce que j'ai dit n'est que la réalité. Je ne l'ai pas insulté. », a dit l'ancien ministre de l'agriculture.

Lansana Kouyaté du PEDN a particulièrement dénoncé un pouvoir autoritaire incapable d'assurer le bien-être de sa population. En moins de trois ans l'espoir né de l'élection d'un président civil en Guinée a cédé la place à la déception, a fait remarquer l'ancien premier ministre. 

Aboubacar Sylla de l'UFC, Sidya Touré de l'UFR, Boubacar Barry de l'UNR, Fodé Mohamed Soumah de la GECI ont tous dénoncé les mauvaises pratiques en cours dans le pays et appelé à un changement. Comme annoncé plus haut, tous se sont engagés à se battre jusqu'au bout.


Heinan Goba
de Conakry pour GuineeActu


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