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Législatives : l’OGELT plaide pour l’annulation de la date du 30 juin

Heinan Goba  Lundi, 22 Avril 2013 16:32

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Dans une déclaration publiée ce lundi, l’Observatoire guinéen pour des élections libres et transparentes (OGELT), fédération d’une dizaine d’organisations non gouvernementales, plaide auprès du président de la République pour qu’il revienne sur le décret convoquant le corps électoral pour le 30 juin prochain. Partant de la situation qui prévaut dans le pays.

Par la même occasion, les associations signataires de cette déclaration invitent l’opposition d’arrêter ses séries de marches et villes mortes qu’elle a enclenchées. Elles demandent à la Commission électorale nationale indépendante, de suspendre la révision des listes électorales pour donner la chance au dialogue. Au gouvernement, mais aussi aux partis de l’opposition, de respecter la loi et d’aller au dialogue.

Tout en exhortant les acteurs politiques à adopter un comportement plus responsable, d’œuvrer pour le maintien de la quiétude sociale et la sérénité dans le pays, gage de tout développement sociopolitique, l’OGELT propose à la communauté internationale, à la société civile guinéenne et aux institutions républicaines, d’accompagner les acteurs concernés par le processus électoral pour une sortie rapide de crise, sans parti pris.

Pour son président, Ousmane Tanou Diallo, « il y a des risques de violences consécutives à la contestation des résultats des élections si elles ont lieu à la date du 30 juin comme l’indique le décret du président de la République ». « Toutes les garanties de transparence ne sont pas réunies pour ces élections » a-t-il expliqué.

Ousmane Tanou Diallo a précisé qu’ils ne sont nullement motivés par les manifestations de l’opposition. Encore moins la menace de cette dernière de boycotter ces élections ou de perturber son déroulement normal. Le principal motif de leur plaidoirie, d’après lui, c’est l’organisation d’élections crédibles et acceptables par tous en Guinée.

« Autant le pays n’a pas besoin de conflit post électoral, autant, il n’a pas besoin d’une Assemblée béni oui, oui » a-t-il soutenu.

Sans préjuger de la réponse des autres institutions concernées, l’Observatoire guinéen pour les élections libres et transparentes, par la voix de son président, se dit croire que « la CENI en tant que partenaire va accepter de suspendre ses opérations de révision qui ont redémarré tel qu’il le lui demande ».


Heinan Goba
de Conakry pour GuineeActu


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