Annonce de la date des législatives : l’opposition sera dans la rue jeudi

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Le samedi 13 avril dernier, le président de la République avait pris de court bon nombre de Guinéens en signant le décret convoquant le corps électoral pour le 30 juin prochain. Cette nouvelle surprenante, n’est pas aussi rassurante. Première conséquence de l’annonce de cette date, l’opposition reprendra la rue jeudi 18 avril, pour exprimer son désaccord sur la manière, ‒ cavalière  â€’ avec laquelle le pouvoir a décidé de fixer la date du scrutin.

Refusant l’option de la mettre devant le fait accompli, choisie par le gouvernement, l’opposition regroupée au sein de l’ADP, du Collectif, du CDR et du FDP entend battre le pavé, le seul recours dont elle dispose pour exprimer son mécontentement face un gouvernement obtus. « Quel est l’objet du dialogue maintenant ? Â» s’était interrogé ce matin le chef de file de l’opposition guinéenne Cellou Dalein Diallo chez nos confrères d’une radio locale.

Bien que le gouvernement, par la voix de son porte-parole, estime que la prise de ce décret n’entame en rien la poursuite du dialogue, il est à se demander si ce dialogue n’est pas mort-né. En effet, l’opposition n’avait que deux points de revendications dans le cadre du processus électoral : le vote des Guinéens de l’étranger et le choix d’un autre opérateur de saisie. Sur ces deux questions, le cadre de dialogue ne pourra rien produire. Comment discuter du choix d’un nouvel opérateur de saisie alors que Waymark a déjà entamé la révision de la liste électorale ? Qu’on se le tienne pour acquis, Waymark ne partira pas, les Guinéens de l’étranger ne voteront pas, c’est du moins une des conséquences du décret présidentiel.

Au sein de l’opposition même, des voix contradictoires commencent à s’élever. Cheik Traoré, membre du Collectif, a affirmé lors d’un entretien avec un site internet de la place que « la date du 30 juin est tenable, l’opposition doit se constituer en alliance électorale Â», même s’il avait pris le soin d’avertir que cet avis est personnel et n’engage pas les alliances de l’opposition.

A l’allure où vont les choses, il y a à se demander de quelle marge de manœuvre dispose l’opposition pour contraindre le gouvernement à revenir à de meilleurs sentiments. Manifester, c’est possible et légal, mais pour un pouvoir qui est décidé à faire le forcing, ce n'est rien.


Mams Sow
de Conakry pour GuineeActu


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Commentaires  

 
+5 #2 Féla Barry 15-04-2013 23:48

"Manifester, c’est possible et légal, mais pour un pouvoir qui est décidé à faire le forcing, ce n'est rien". Celà a un cout social et financier enorme Mams Sow, en terme de credibilité politique à l international, à plus forte raison aux yeux des investisseurs potentiels qui seraient plus tentés de placer leurs billes dans un pays aussi insecure que le notre. A 80 balais, il faut accompagner au plus vite AC à sa derniere demeure electorale en couplant les legislative aux présidentielle de 2015. la confiance est à l'economie, ce qu'est l'amour pour le mariage pour ceux qui entendent quelque chose à l'économie. La mediocrité en tout genre est devenue partie integrante de la personnalité culturelle des africains, la preuve en est que tout qui a fait recette ailleurs dans le monde entier fini parun fiasco complet et delirant en afrique. La proposition de Geci-Soumah n'est pas insensé,il faut pousser papy condé sur les orties, il a dejà montré toutes ses limites en westernisant la vie politique, en polluant ethniquement le pays, je parle meme pas l horreur economique dans lequel les guineens tirent le diable par la queue, en monnayant leurs foi, ame contre des especes sonnantes et trebuantes. La crainte de l'enfer ne fait plus peur, fremir les guinéens.....
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+3 #1 madina 15-04-2013 17:59

Le pouvoir est vacant en Guinée.Le bandichef qui trone sur une montagne d'ordures n'est pas un président,il doit être nettoyé avec sa saleté.La Guinée est assiégée.Les opposants n'ont qu'une seule mission aujourd'hui c'est de piloter le mouvement de libération.
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