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Annonce de la date des législatives : l’opposition sera dans la rue jeudi
Mams Sow Lundi, 15 Avril 2013 16:09
Le samedi 13 avril dernier, le président de la République avait pris de court bon nombre de Guinéens en signant le décret convoquant le corps électoral pour le 30 juin prochain. Cette nouvelle surprenante, n’est pas aussi rassurante. Première conséquence de l’annonce de cette date, l’opposition reprendra la rue jeudi 18 avril, pour exprimer son désaccord sur la manière, ‒ cavalière ‒ avec laquelle le pouvoir a décidé de fixer la date du scrutin.
Refusant l’option de la mettre devant le fait accompli, choisie par le gouvernement, l’opposition regroupée au sein de l’ADP, du Collectif, du CDR et du FDP entend battre le pavé, le seul recours dont elle dispose pour exprimer son mécontentement face un gouvernement obtus. « Quel est l’objet du dialogue maintenant ? » s’était interrogé ce matin le chef de file de l’opposition guinéenne Cellou Dalein Diallo chez nos confrères d’une radio locale.
Bien que le gouvernement, par la voix de son porte-parole, estime que la prise de ce décret n’entame en rien la poursuite du dialogue, il est à se demander si ce dialogue n’est pas mort-né. En effet, l’opposition n’avait que deux points de revendications dans le cadre du processus électoral : le vote des Guinéens de l’étranger et le choix d’un autre opérateur de saisie. Sur ces deux questions, le cadre de dialogue ne pourra rien produire. Comment discuter du choix d’un nouvel opérateur de saisie alors que Waymark a déjà entamé la révision de la liste électorale ? Qu’on se le tienne pour acquis, Waymark ne partira pas, les Guinéens de l’étranger ne voteront pas, c’est du moins une des conséquences du décret présidentiel.
Au sein de l’opposition même, des voix contradictoires commencent à s’élever. Cheik Traoré, membre du Collectif, a affirmé lors d’un entretien avec un site internet de la place que « la date du 30 juin est tenable, l’opposition doit se constituer en alliance électorale », même s’il avait pris le soin d’avertir que cet avis est personnel et n’engage pas les alliances de l’opposition.
A l’allure où vont les choses, il y a à se demander de quelle marge de manœuvre dispose l’opposition pour contraindre le gouvernement à revenir à de meilleurs sentiments. Manifester, c’est possible et légal, mais pour un pouvoir qui est décidé à faire le forcing, ce n'est rien.
Mams Sow
de Conakry pour GuineeActu
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