Mort de Maman Christine : le principal enseignement

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CONDE_Alpha_24_01Au-delà de l’émotion suscitée par la mort de la mère du capitaine Dadis, ce décès est révélateur d’un autre aspect. Autrement plus important que la controverse qui entoure en particulier le retour de l’ex-président de la junte. Justement, c’est cette controverse même qui nous a fait tiquer. Il s’agit de la position du président Alpha Condé par rapport la venue du capitaine Dadis. Certaines mesures prises par le gouvernement guinéen à la faveur de ce retour tendent, en tout cas, à infirmer la position que le président Alpha Condé a toujours défendue.

En fait, on se rappelle que depuis son élection, à chaque fois qu’il a été interpellé sur la question, le président de la République a toujours répondu qu’il ne tenait qu’à Dadis de revenir ou de rester encore à Ouaga. Ce discours est le même que celui que servent aujourd’hui les autorités burkinabé.

Or, on se rend bien compte qu’une telle affirmation n’est pas conforme à la réalité. En effet, si le capitaine Dadis était libre de retourner dans son pays quand il le veut et comme il souhaite, on n’assisterait pas à tout le remue-ménage qui entoure actuellement sa participation aux obsèques de sa maman. D’ailleurs, à propos, on parle bien de l’« acceptation Â» de ce retour par le président Alpha Condé. Ainsi, on présente ce retour comme un cadeau généreusement accordé par le numéro un guinéen. Ce qui sous-entend que l’ex-patron de la junte guinéenne n’est pas aussi libre que l’a toujours prétendu le président Alpha Condé.

Par ailleurs, les mesures de sécurité qui entourent ce retour tendent à conforter l’opinion selon laquelle la venue du bouillant capitaine n’a été avalisée par les autorités guinéennes que la mort dans l’âme. Il est évident que cette concession n’a été faite que sous la pression de la Forêt. De même, le fait que Dadis soit forcé de retourner aussitôt les obsèques terminés est également illustratif de la volonté du président Alpha Condé de vite tourner cette page encombrante et inconfortable pour lui.


Bountouraby Soumah
de Conakry pour GuineeActu


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Commentaires  

 
+2 #8 Amara Lamine Bangoura 16-04-2013 15:43

@AOT Diallo,j'y vois la main cachee de Boubacar Barry"big up",ex et seul Ministre d'etat du regime du Cndd.Selon des sources dignes de foi,il a ete introduit avec la delagation des sages du Foutah,a l'occasion,ils ont presente 21 milions et 4 boeufs pour assister la famille eploree.A rappeler,que Bouba et Dadis ont frequente le lycee Samory au quartier Dorota ,a l'epoque Dr Abdoulaye Barry{pere de Bouba} etait Gouverneur du CGR de N'Zerekore.Bien a tous!ALB-Birmingham,AL-USA>
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+1 #7 AOT Diallo 15-04-2013 16:33

Quelqu'un pourrait-il m'expliquer pourquoi la "coordination du Fouta Djalon" a été rencontrer ce criminel (surtout de peuls)lors de son séjour dans le pays de ses crimes et au nom de qui ?? Pas de moi en tout cas...
C'est a se demander (trop souvent) si on ne recherche pas nous-mêmes pas les baffes ou si nous ne sommes pas mazo sur les bords !!
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+5 #6 TOOLA 15-04-2013 06:56

@Gandhi
À bien écouter les slogans d'accueil et l'opinion publique dans la ville, Dadis est une grande figure du patriotisme, une victime de la méchanceté des opposants (les manipulateurs ont bien travaillé, la légende est en marche). Certains ne veulent simplement pas qu'on lui demande des comptes.
@M. Mamadou Saliou Bah
Les évènements qui nous font désespérer de ce pays sont devenus quotidiens. Et non, si le 28 septembre s'était passé à Nzé l'opinion publique aurait été différente. Pour preuves, les massacres à Zowota.... Je ne sais pas qui manipule les populations mais même Dadis s'est pour une fois exprimé avec de la retenue.Triste!
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+5 #5 mamadou saliou bah 15-04-2013 01:59

Mon frere TOOLA , vous ne pouviez pas mieux dire et permettez moi de vous raconter une histoire qui s'est passee en reunion de comite dans notre village de LABE . C'etait du temps de SEKOU TOURE ( 1960 OU 1961) et un vendredi . Apres le discours d'un de nos responsables , un " petit vieux " demanda la parole et posa la question ; " Bhe wietee MILLIMINO , ko ka bhen jeeya " ? ( LE Mr MILLIMONO est- il , lui aussi de chez nous ? )C' etait le responsable qui venait de s'exprimer au " nom du Parti " . Le " petit vieux " finit la nuit a la " BRIGADE " ( poste de garde de la MILICE POPULAIRE )
Cela existe encore de nos jours et c'est cela la REALITE GUINEENNE . Imaginez un peu que ce soit des " MILLIMONO " les filles du 28 septembre 2009 . DADIS aurait-il ete recu comme il l'a ete , meme pour le deces de qui que ce soit .
VOUS AVEZ RAISON , maudit soit la colonisation !
@ Mon frere Amara . c' est tout au contraire UN EVENEMENT , la venue de DADIS . L'ASSASSIN revient toujours sur le lieu du crime ! Ce devrait etre La Preuve de notre volonte ( Pouvoir , Opposition , " Centristes " et TOUT citoyen Guineen) de montrer une SOLIDARITE aux victimes du 28 septembre en LIGOTANT ce MONSTRE et le LIVRER a LA JUSTICE .Surement nous aurions avance d'un grand pas , paecequ'avec son cerveau de moineau , cette brute nous aurait appris des choses et d'autres , et surement justice aurait ete rendue .
" Nous " allons " marcher " ( encore ) dans qques jours ,( pour les " legislatives " ) quand le MONSTRE sera reparti . On me dit qu' apres les legislatives , " on " sera en position de force pour relancer cette affaire .
Il y a qques jours OBAMA disait " shame on us " si nous oublions que nos enfants ont ete massacres .
Oublierons nous ? Avons nous oublie ( deja )
J'ose esperer que non , KOTO BOUBACAR !
Que la honte et le rmords ne nous habitent pas !
Bien a vous ! Votre frere !
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+4 #4 Gandhi 14-04-2013 21:14

Citation en provenance du commentaire précédent de TOOLA:
malgré tout ce dont il s'est rendu coupable, on a quand même assisté à des acclamations de foules en liesse venues accueillir «leur» enfant. Aucun intellectuel en forêt pour mettre les choses dans leur mesure. Chacun en tirera les leçons.

J'ose espérer et croire qu'ils acclamaient le retour d'un frère injustement exilé, ce qui leur permet d'évacuer leur frustration contenue, tout en restant lucides sur ce qu'il est. Suis-je naïf ?
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+5 #3 Amara Lamine Bangoura 14-04-2013 21:08

Dadis,Dadis....On a ras le bol.Je n'arrive point a deceler un quelconque bien fonde,de la dadisfrenesie qui s'est subitement emparee d'une frange importante de nos concitoyens.Entre dans l'histoire par effraction a la faveur d'un putsch perpretre contre une depouille mortelle ,l'un des specialites du foutoir aberament appele armee Guineenne.Cependant,les freles epaules du Capitaine megalomane,orgueilleux et vaniteux n'etaient pas destines a supporter une responsabilite aussi gigantesque,ni assumer une fonction aussi delicate.Finalement,un alliage de paranoia combinee a la schizophrenie et a la folie de gradeur poussera le nouveau tyranneau a commettre l'irreparable,qui fera deborder finalement la vase:le genocide de 157 personnes suivit du viol des centaines de femmes a ciel ouvert.En derniere analyse,abstraction faite de tout communautarisme et des manoeuvres du reste dilatoires d'un certain lobby d'interets particuliers,l'ex chef de la junte nommee Cndd est un criminel devant passer le reste de son exitence en prison.PS:l'impunite etant a la base de la redondance des crimes graves,il serait salutaire,que le proces des evenements du 28 Septembre serve de signal dissuasif fort a tous ceux qui projettent d'aventurer sur cette pente glissante.Pour nous autres,l'arrivee de Dadis est un non evenement,meme si nous compatissons a sa douleur suite au deces de sa genitrice. Bien a tous!
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+9 #2 boubacar doumba diallo 14-04-2013 20:58

La Guinée est loin d'être une nation :une communauté solidaire qui regarde dans la même direction et ayant foi en des valeurs partagées.En 1958, nous avons vécu cette illusion et les rares victoires du Syli National nous font frémir de temps à autre à l'uniusson pour un instant fugace.Mais le rêve est permis et l'espoir doit nous habiter.
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+6 #1 TOOLA 14-04-2013 20:46

Il y a une autre révélation qu'on ne veut pas voir: les guinéens vivent ensemble mais ne partagent rien! Ni valeurs, ni communauté de destin. En fait il faudra le répéter à ceux qui ne veulent pas l'entendre qu'on partage un territoire mais nous sommes différents. La venue de Dadis à Zérékoré est un autre exemple qui illustre cette affirmation: malgré tout ce dont il s'est rendu coupable, on a quand même assisté à des acclamations de foules en liesse venues accueillir «leur» enfant. Aucun intellectuel en forêt pour mettre les choses dans leur mesure. Chacun en tirera les leçons.
Peut-être que la Guinée est en train de se révéler pour ce qu'elle est: un vieux mensonge colonial.
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