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Mort de Maman Christine : le principal enseignement
Bountouraby Soumah Dimanche, 14 Avril 2013 14:40
Au-delà de l’émotion suscitée par la mort de la mère du capitaine Dadis, ce décès est révélateur d’un autre aspect. Autrement plus important que la controverse qui entoure en particulier le retour de l’ex-président de la junte. Justement, c’est cette controverse même qui nous a fait tiquer. Il s’agit de la position du président Alpha Condé par rapport la venue du capitaine Dadis. Certaines mesures prises par le gouvernement guinéen à la faveur de ce retour tendent, en tout cas, à infirmer la position que le président Alpha Condé a toujours défendue.
En fait, on se rappelle que depuis son élection, à chaque fois qu’il a été interpellé sur la question, le président de la République a toujours répondu qu’il ne tenait qu’à Dadis de revenir ou de rester encore à Ouaga. Ce discours est le même que celui que servent aujourd’hui les autorités burkinabé.
Or, on se rend bien compte qu’une telle affirmation n’est pas conforme à la réalité. En effet, si le capitaine Dadis était libre de retourner dans son pays quand il le veut et comme il souhaite, on n’assisterait pas à tout le remue-ménage qui entoure actuellement sa participation aux obsèques de sa maman. D’ailleurs, à propos, on parle bien de l’« acceptation » de ce retour par le président Alpha Condé. Ainsi, on présente ce retour comme un cadeau généreusement accordé par le numéro un guinéen. Ce qui sous-entend que l’ex-patron de la junte guinéenne n’est pas aussi libre que l’a toujours prétendu le président Alpha Condé.
Par ailleurs, les mesures de sécurité qui entourent ce retour tendent à conforter l’opinion selon laquelle la venue du bouillant capitaine n’a été avalisée par les autorités guinéennes que la mort dans l’âme. Il est évident que cette concession n’a été faite que sous la pression de la Forêt. De même, le fait que Dadis soit forcé de retourner aussitôt les obsèques terminés est également illustratif de la volonté du président Alpha Condé de vite tourner cette page encombrante et inconfortable pour lui.
Bountouraby Soumah
de Conakry pour GuineeActu
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Commentaires
C'est a se demander (trop souvent) si on ne recherche pas nous-mêmes pas les baffes ou si nous ne sommes pas mazo sur les bords !!
À bien écouter les slogans d'accueil et l'opinion publique dans la ville, Dadis est une grande figure du patriotisme, une victime de la méchanceté des opposants (les manipulateurs ont bien travaillé, la légende est en marche). Certains ne veulent simplement pas qu'on lui demande des comptes.
@M. Mamadou Saliou Bah
Les évènements qui nous font désespérer de ce pays sont devenus quotidiens. Et non, si le 28 septembre s'était passé à Nzé l'opinion publique aurait été différente. Pour preuves, les massacres à Zowota.... Je ne sais pas qui manipule les populations mais même Dadis s'est pour une fois exprimé avec de la retenue.Triste!
Cela existe encore de nos jours et c'est cela la REALITE GUINEENNE . Imaginez un peu que ce soit des " MILLIMONO " les filles du 28 septembre 2009 . DADIS aurait-il ete recu comme il l'a ete , meme pour le deces de qui que ce soit .
VOUS AVEZ RAISON , maudit soit la colonisation !
@ Mon frere Amara . c' est tout au contraire UN EVENEMENT , la venue de DADIS . L'ASSASSIN revient toujours sur le lieu du crime ! Ce devrait etre La Preuve de notre volonte ( Pouvoir , Opposition , " Centristes " et TOUT citoyen Guineen) de montrer une SOLIDARITE aux victimes du 28 septembre en LIGOTANT ce MONSTRE et le LIVRER a LA JUSTICE .Surement nous aurions avance d'un grand pas , paecequ'avec son cerveau de moineau , cette brute nous aurait appris des choses et d'autres , et surement justice aurait ete rendue .
" Nous " allons " marcher " ( encore ) dans qques jours ,( pour les " legislatives " ) quand le MONSTRE sera reparti . On me dit qu' apres les legislatives , " on " sera en position de force pour relancer cette affaire .
Il y a qques jours OBAMA disait " shame on us " si nous oublions que nos enfants ont ete massacres .
Oublierons nous ? Avons nous oublie ( deja )
J'ose esperer que non , KOTO BOUBACAR !
Que la honte et le rmords ne nous habitent pas !
Bien a vous ! Votre frere !
malgré tout ce dont il s'est rendu coupable, on a quand même assisté à des acclamations de foules en liesse venues accueillir «leur» enfant. Aucun intellectuel en forêt pour mettre les choses dans leur mesure. Chacun en tirera les leçons.
J'ose espérer et croire qu'ils acclamaient le retour d'un frère injustement exilé, ce qui leur permet d'évacuer leur frustration contenue, tout en restant lucides sur ce qu'il est. Suis-je naïf ?
Peut-être que la Guinée est en train de se révéler pour ce qu'elle est: un vieux mensonge colonial.








