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Usine de Fria : le pouvoir dos au mur

Bountouraby Soumah  Mardi, 09 Avril 2013 14:54

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Rusal_Fria_2_01Sous la pression des populations de la ville minière de Fria, le gouvernement multiplie les démarches en vue de trouver une solution à cette crise à la fois sociale et économique qui prévaut depuis l’arrêt des activités de l’usine il y a de cela un an. Mais selon quelques indiscrétions, le bout du tunnel n’est pas pour demain.

Broyant du noir depuis que l’usine de Fria est à l’arrêt, les populations de cette cité-préfecture située à quelques 160 km de la capitale se livrent à des manifestations depuis le 2 avril dernier. C’est là leur façon de se faire entendre face à ce qu’elles estiment être un oubli de leur sort par l’Etat guinéen. En effet, fortement dépendants des activités de cette usine détenue par la compagnie russe Rusal, les habitants de Fria sont depuis un an privés d’électricité, d’eau courante et gagnent difficilement la nourriture quotidienne. Il faut dire que depuis des mois, les travailleurs ne perçoivent pas leur salaire.

Ne voulant guère voir cette crise dégénérer, les autorités essaient comme elles peuvent d’y mettre fin. Mais la solution n’est pas évidente. Car en réalité, tout tient à la volonté des Russes de rouvrir l’usine. Or, ces derniers ne semblent guère pressés. Du coup, les multiples rencontres entre différents responsables de l’Etat intéressés par la question ne semblent pas encore produire l’effet escompté. Et ce serait cette absence de solution qui justifierait le silence dont ont fait montre les participants à rencontre qui réunissait quelques membres du gouvernement autour du Premier ministre ce samedi 6 avril.


Bountouraby Soumah
de Conakry pour GuineeActu


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