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Le centrisme comme solution à la crise politique actuelle, estiment le PUP et ses nouveaux alliés
Heinan Goba Lundi, 08 Avril 2013 20:00
Le PUP (Parti de l’unité et du progrès) de l’ancien président de la République, feu le général Lansana Conté, et une trentaine de petites formations politiques plaident pour la légalisation du centre comme le sont le pouvoir et l’opposition en Guinée. Pour eux, la solution à la crise politique que connaît le pays passe aussi par l’existence d’un centre, pas comme en géométrie axiale mais une référence pour une gouvernance équilibrée.
L’ancien ministre de l’Intérieur, Moussa Solano, choisi comme porte-parole de cette alliance dénommée : Fédération des partis politiques alliés du centre (FEDEPAC) a expliqué à la presse, vendredi dernier, à l’occasion de sa présentation officielle, que ce qui les préoccupe dans tout cela, c’est le déblocage du processus électoral tombé en panne depuis que pouvoir et opposition n’arrivent pas à s’entendre.
Au regard de la radicalisation des positions de part et d’autre et surtout en raison du déficit de confiance entre l’institution électorale et les acteurs politiques en général, ces adeptes du centrisme pensent qu’il est temps qu’ils soient reconnus par la loi. Soutenant que le recours à une médiation internationale pour résoudre une crise interne n’allait pas se poser, s’ils avaient une reconnaissance légale. Bien placés qu’ils seraient pour rapprocher les extrêmes.
Au cours de sa communication, Solano a insisté surtout sur la lutte contre l’exclusion. L’éradication de cette pratique néfaste qui est à la base de la crise actuelle, selon lui, est l’une des priorités de leur alliance. Le centre étant par excellence la référence de toute gouvernance.
Pour que règne la paix et la quiétude sociale, il a demandé au gouvernement de tenir compte de leur avis mais aussi de ceux tous les acteurs du processus.
Le porte-parole de la nouvelle alliance a tenu à attirer l’attention du gouvernement sur «l’erreur » qu’il est en train de commettre. Pour lui, la présence de la CENI à la table des négociations est très importante de sorte que le gouvernement ne doit pas blaguer avec. Il ne saurait y avoir un dialogue fructueux en l’absence de la Commission électorale nationale indépendante vu son rôle dans la conduite du processus électoral.
Heinan Goba
de Conakry pour GuineeActu
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Commentaires
"Pour Waymark, nous sommes d'accord mais sans être d'accord - juste au milieu quoi !"
Je soupçonne ces centristes d'être taraudés par un dilemme inavouable et de donner dans l'ethno-stratégie subtil, en ce que entre le pouvoir qui est incompétent et ingrat à leur endroit d'un côté, et l'opposition qu'ils pensent incarnée par Cellou, donc les peuls de l'autre, le «centrisme» paraît être une bonne échappatoire en plus de s'arroger des vertus républicaines (tolérance, dialogue, compromis etc.).
Or, me semble t-il, ce qui se passe au pays est suffisamment grave pour ne pas prendre position et dire clairement ce qui est. Et j'aimerais bien qu'on me dise la lecture centriste du problème de waymark par exemple.
Les centristes n'auront pas les moyens d'imposer leurs vues. Il ne s'agit pas d'élections où ils pourraient faire balancer les choses en faveur de telle ou telle partie. À la limite, ils ne peuvent que constituer une troisième voie.








