Bountouraby Soumah Samedi, 06 Avril 2013 18:04
Dans le paysage politique actuel de la Guinée, il y a deux camps : celui qui détient le pouvoir et celui dont la volonté marche. Le premier est incarné par le président Alpha Condé tandis que le second est piloté par son opposant principal, Cellou Dalein Diallo. En effet, ces dernières semaines auront démontré le potentiel de pression dont dispose l’opposition face au président Alpha Condé et à son gouvernement. Une logique qui se sera confirmée dans ce qui s’apparente à un dénouement à propos des derniers points de blocage autour du dialogue politique.
L’opposition a tenu ferme et le pouvoir n’a pas eu d’alternative à la reculade. Et selon nos informations, le Collectif, l’ADP, le CDR et l’UFD voient tous leurs préalables satisfaits par le pouvoir. Certes, il s’agit encore de promesses mais on imagine que l’opposition a attendu d’avoir quelques garanties avant d’annoncer la suspension de son mot d’ordre de manifestation du lundi 8 avril 2013.
Aussi, nos sources nous indiquent que le gouvernement aurait accepté le principe de la désignation par les Nations unies d’un facilitateur international. Le premier ministre aurait même expédié le courrier allant dans ce sens à Ban Ki-moon. Le schéma du dialogue bipartite entre exclusivement le pouvoir et l’opposition « radicale » aurait également été admis. De même, le président de la CENI serait sur le point de signer un document ordonnant formellement aux agents déployés sur le terrain de sursoir aux travaux de révision de la liste électorale jusqu’à ce que les acteurs politiques se soient mis d’accord sur un certain nombre de choses. Enfin, quoique prétendument indépendante, la justice guinéenne aurait reçu l’ordre de diligenter la procédure judiciaire à propos des militants de l’opposition arrêtés dans le cadre de la marche du 27 février et des jours qui avaient suivi.
Bountouraby Soumah
de Conakry pour GuineeActu
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