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Marche pacifique : de l’argent pour des mollahs pour étouffer ?
L'oeil de GuineeActu Samedi, 30 Mars 2013 22:49
Dans de nombreuses mosquées d’une grande commune de Conakry favorable à l’opposition, des mollahs ont entretenu des jeunes après la prière du vendredi, à propos des marches pacifiques sans cesse organisées par le Collectif, l’ADP, le CDR… Des imams ou membres de conseils de mosquée ont procédé à des retournements de veste.
Il y a des jours, où certains imams ont exhorté lors de la prière du vendredi suivant les affrontements intercommunautaires, les jeunes à attacher leur ceinture afin de mieux répliquer contre l’agresseur qui brûle des domiciles privés, pille des boutiques et magasins ou tue d’innocentes personnes quel que soit leur âge et dans la même zone. Le vendredi 29 mars, certains jeunes n’ont plus reconnu leurs « barbes blanches ». « Restez derrière nous car actuellement l’opposition radicale travaille pour l’instauration de la démocratie véritable en affrontant les armes. Il reste que Dieu a dit de respecter le pouvoir et ceux qui l’exercent. Ils sont plus forts. Mieux vaut avoir un mauvais chef que de ne pas en avoir du tout », a prêché un membre du conseil d’une des nombreuses mosquées qui peuplent cette grande commune favorable à l’opposition. Certains tombent des nues et quittent en fracas la maison de Dieu, dénonçant une hypocrisie fondée sur l’appât du gain. D’autres estiment qu’il est temps de mettre balle à terre afin de sauver ce qu’il en reste. Quoiqu’il en soit une forte odeur de corruption plane sur certaines mosquées. Nous y reviendrons.
L’œil de GuineeActu
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Commentaires
Quand vous parlez de donnant donnant je peux être d'accord mais pas lorsque l'on diabolise des religieux alors que le plus souvent ce sont les politiciens qui les courtisent. A cause du faible niveau de vie des religieux et l'utilisation éhontée de l'argent public ou des fonds issus de sponsoring, les politiciens arrivent à leurs fins. Je veux juste dire que ce phénomène pourrait s'arrêter lorsque les politiciens arrêteront la duplicité. Mais ils ne le feront pas pour cause culturelle. Aminata Sow Fall avait déjà parlé d'un cas similaire dans son roman "Grève des Battu", là il s'agissait de problématique des mendiants.
Je ne suis pas d'accord avec vous. Ailleurs, il y a une démarcation nette entre la politique et la réligion. Chez nous, c'est du donnant donnant. Et il faut que ça s'arrête. On n'a pas besoin de ministère aux affaires religieuses. La réligion relève du privé. point, barre.
Dans leurs prêches, je retiens néanmoins que les imams indiquent que nous avons un mauvais chef. Qui en doutait ?
Un jour viendra où on séparera la réligion et la politique.








