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Cadre de concertation : Sékou Goureissy se retire
Mams Sow Vendredi, 29 Mars 2013 14:07
Choisi comme facilitateur par le gouvernement guinéen, dans le cadre du dialogue qui devait avoir lieu entre la mouvance et l’opposition, Sékou Goureissy Condé jette l’éponge pour, dit-il, donner la chance au dialogue.
Ne se définissant pas comme le facilitateur d’un camp contre un autre, l’ancien médiateur de la République sous la transition, version Sékouba Konaté, a estimé que les acteurs politiques ergotent beaucoup trop sur les questions de formes que sur le fond du débat.
Il a aussi fait remarquer qu’il y a manque de clarté et de cohérence dans la communication gouvernementale sur les préalables de l’opposition. Il a estimé qu’il serait plus pertinent, pour la pérennité du dialogue d’avoir un seul facilitateur, qu’il soit guinéen ou international. Le directeur exécutif d’ « African Crisis Group » et ancien ministre de la Sécurité de Lansana Conté se dit toutefois disponible pour le cadre de dialogue en tant que personne ressource.
D’après plusieurs sources, il aurait usé de son entregent pour faire accepter au gouvernement la satisfaction des préalables de l’opposition, à savoir l’abandon des poursuites judiciaires contre les leaders politiques, la suspension des activités de la CENI et l’acceptation de la médiation internationale.
A rappeler qu’après la dernière marche de l’opposition, marquée par des violences, la mise en place d’un cadre de concertation avait été décidé par les acteurs politiques. Mais la définition de ses contours et prérogatives reste encore le point d’achoppement entre mouvance et opposition.
Avec le retrait d’un des facilitateurs du gouvernement, c’est le début du dialogue inter guinéen qui risque d’être renvoyé aux calendes… guinéennes.
Mams Sow
de Conakry pour GuineeActu
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Commentaires
Néanmoins pour Goureyssi - bon débarras : prendre Un PDGiste comme médiateur c'est comme prendre un nazi comme imam !
Les communautés guinéennes ont certes des spécificités, mais elles ne sauraient englober tout un chacun. D'autre part, les métissages sont nombreux et les noms de famille ne reflètent pas forcément les réalités d'aujourd'hui. Enfin nous sommes appelés à vivre ensemble, et il faut s'y résoudre... de bonne grâce.
Les criminels, et ils existent dans toutes les communautés, seront poursuivis pour ce qu'ils ont fait et non pour ce qu'ils sont.
M. Condé quant à lui, agit prudemment en prenant cette décision car il se sait incapable, compte tenu des enjeux actuels et de sa propre éthique, de cautionner les intentions cachées du gouvernement.








