La CENI annonce la reprise de ses activités pendant que le dialogue politique se meurt

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CISSE_Lamine_01Pendant que le dialogue politique achoppe sur la question de la facilitation, la Commission électorale nationale indépendante à travers son chef de département communication, Yéro Condé, dit avoir repris depuis lundi, ses activités précédemment suspendues à la demande du ministre de l’Administration du territoire pour « donner la chance au dialogue d’évoluer Â».

Officiellement, la suspension des activités de la CENI dont la révision qui venait de démarrer, devait être levée le 21 mars. Soit jeudi dernier. Pour le moment on ignore pourquoi, au lieu de ce jeudi c’est ce lundi que la CENI a décidé de reprendre ses activités.

Même si sur le terrain, cette reprise n’est pas effective, d’après nos constats, son annonce risque de provoquer des grincements de dents au sein de la classe politique. Particulièrement chez l’opposition guinéenne qui faisait du gel des activités de l’institution électorale, un préalable à sa participation au cadre de concertation.

Lundi, l’opposition réunie au sein du Collectif, de l’ADP, du CDR et du FDP a quitté la rencontre pour protester contre la nouvelle décision du gouvernement de porter à quatre le nombre de médiateurs au lieu de trois initialement prévus. Les opposants ont voulu aussi réagir au choix du général Lamine Cissé dans le collège de facilitateur pour occuper le fauteuil de la communauté internationale. Ils le jugent trop proche du pouvoir.

Au-delà de ce qui précède, l’opposition regroupée au sein du Collectif, de l’ADP, du CDR et du FDP voulait exprimer surtout son refus de voir autour de la table de discussion, de partis satellites et autres alliances venus, selon elle, polluer l’atmosphère afin de l’empêcher de discuter avec le gouvernement, des questions essentielles.

Le retrait de l’opposition a directement mis fin aux débats. A sa sortie de la salle, l'ancien Premier ministre de la transition et président de l'Union pour le progrès de la guinée (UPG), Jean Marie Doré a dénoncé ce qu’il appelle les « manÅ“uvres dilatoires Â» des acteurs politiques guinéens. Pour lui, « la recherche d'une solution adéquate et adaptée aux problèmes politiques du pays ne devrait pas poser trop de difficultés. Â»


Heinan Goba
de Conakry pour GuineeActu


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Commentaires  

 
0 #10 Ibrahima Kylé Diallo 28-03-2013 11:48

Ce Général Cissé serait plus utile au nord-Mali qu'en Guinée!
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0 #9 Gandhi 28-03-2013 10:14

Kaba, lorsque l'opposition descend dans la rue, où sont ces partis.. cules ?
Ils ne représentent rien, et n'ont pas le droit à la parole dans une démocratie représentative, sauf à réinstaurer le consensus, mais dans ce cas, qu'attend le gouvernement pour résoudre les problèmes... par consensus ?
Le gouvernement ne peut pas dire qu'il est majoritaire (outre que c'est un mensonge éhonté) pour imposer ses vues, et dénier à l'opposition de vouloir répondre que la majorité n'est pas là où l'on croit.
L'opposition doit rester plurielle (dites-vous)... parce que vos partis satellites représenteraient l'opposition.
Enregistrez bien ce que vous dites (les partis se valent), car en temps utile, vos arguments vous seront renvoyés à la figure, tel un boomerang.
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0 #8 Le voyant 28-03-2013 03:25

Citation en provenance du commentaire précédent de KABA:
L'opposition fait deux poids deux mésures.Pendant qu'elle crie de l'exclusion et de l'injustice,elle se bat pour exclure ceux qui ne partagent ses démarches.L'opposition guinéenne doit rester plurielle dans le respect des principes cardinaux de la démocratie:liberté d'opinion,de choix.ça me donne l'impression que l'opposition est plus autoritaire que le pouvoir.En plus,l'opposition doit comprendre que tous les partis politiques agrées se valent.On ne peut pas exclure les autres au motif qu'ils ne manifestent pas dans les rues..........

Pour te renvoyer ta logique: Si on ne partage pas on est forcement oppose ou contre donc c’est a eux d’être clair (définir leur position) au lieu de se mettre dans la danse de sorcier. S’ils veulent créer un courant politique imaginaire qu’ils aillent cuver leur vin ailleurs……C’est très simple: soit on est d’accord, dans ce cas on s’aligne derrière, ou on n’est pas d’accord et on se positionne en face pour s’opposer. Cette duperie, «anango plan», ne marchera pas. Mouvance ou Opposition point barre (il ne faut réinventer la roue).
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0 #7 Alhousseny 27-03-2013 06:20

Kaba
Je ne pense pas que l'opposition souhaite les exclure du dialogue tout simplement. Ce qu'elle veut, c'est que dans la mesure ou ces partis-la n'ont pas de divergence d'opinions avec la mouvance, ils peuvent valablement se ranger derriere la position du gouvernement ou se mettre a l'ecart puisqu'ils n'ont aucune exigence a formuler par rapport a la situation actuelle. C'est dans l'interet de la clarte du debat et la simplicite du processus. C'est exactement la lecon que le CDR et le FDP ont tire, apres l'ADP, en se rangeant derriere la position du collectif.
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-3 #6 KABA 27-03-2013 01:24

L'opposition fait deux poids deux mésures.Pendant qu'elle crie de l'exclusion et de l'injustice,elle se bat pour exclure ceux qui ne partagent ses démarches.L'opposition guinéenne doit rester plurielle dans le respect des principes cardinaux de la démocratie:liberté d'opinion,de choix.ça me donne l'impression que l'opposition est plus autoritaire que le pouvoir.En plus,l'opposition doit comprendre que tous les partis politiques agrées se valent.On ne peut pas exclure les autres au motif qu'ils ne manifestent pas dans les rues.Les élections les concernent tous.Mouctar,abacar sylla,fodé moh soumah et consorts n'ont rien de plus que ces partis qu'ils appellent "satellites".on respecte les vertus démocratiques lorsqu'on veut se faire passer pour démocrate.
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+3 #5 Patriote 26-03-2013 18:59

AOT,
Sans aucun doute, je suis preneur d'une parité 10 contre 10. Je le dis sans réserve et sans remord. Pour moi, la Guinée ne se résume ni en la mouvance ni en l'opposition.
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+2 #4 Barros Diallo 26-03-2013 18:04

JMD pourrait demander a Dame Rabyatou de convoquer "tous les acteurs socio-politiques" afind de "proppose une commission Ad-hoc" qui va "analyser" ce que tout le monde avait vu et prevu, puis "proposer des solutions d'entree et de sortie de crise..." bonnes pour les archives. Il faudrait bien qu'AC acheve son regne et ses camarades comptent l'y aider, en le remettant incessamment en selle. La ritournelle : une autre "marche pacifique" pour demander une nouvelle suspension des activites de la CENI dans l'espoir de negocier des..."images"
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+3 #3 Gandhi 26-03-2013 17:54

L'opposition plurielle s'est fait enfumer (ce que souhaitaient sans doute certains d'entre eux, pour des raisons qui leur sont propres) au moment du vote de la loi sur la CENI. Juridiquement la CENI peut donc décider seule sans l'opposition, qui met toujours en avant le consensus, qui a malheureusement disparu dans les textes (mais qui est quand même plus adapté au système africain, que le principe de majorité). Toutefois en acceptant les injonctions d'Alhassane Condé, la CENI montre qu'elle est vassalisée, elle n'a donc aucune crédibilité, sans compter le fait d'aller chercher un inconnu pour contester les rapports de 3 experts d'organisations internationales est pitoyable.
Le médiateur international doit être demandé officiellement par le gouvernement à la communauté internationale qui choisira quelqu'un qui devra être accepté par la mouvance et l'opposition.
Quant aux partis satellites, il faut arrêter de mettre sur un même pied un individu quelconque qui possède un parti fantôme, face à un parti ayant obtenu plus de 40% des voix à la présidentielle. Quand on veut noyer le poisson, il suffit de faire parler ces partis satellites et de dire ensuite que le dialogue - où aucune décision ne sera prise - s'est bien passé. Si ce régime ne veut pas discuter avec l'opposition en tête à tête, il le fera dans la rue, sauf que c'est la dernière tentative de dialogue acceptée par l'opposition. Si ce régime fait semblant de discuter, l'opposition ne fera pas semblant de demander le départ d'AC. Il est temps de passer aux choses sérieuses.
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0 #2 AOT Diallo 26-03-2013 17:54

Cher patriote masqué, OK pour ton dernier point mais alors dans la salle il doit y avoir 10 représentants du gouvernement/mouvance et 10 de l'opposition véritable.
Déjà la tu verras la disparition de presque tous les parti-cules...
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+2 #1 Patriote 26-03-2013 15:45

Face à ce qui se passe, voici mes observations :
1- Que disent les représentants de l'opposition au sein de la CENI ? J'ai déjà dit qu'il devrait y avoir une parfaite communication entre ces derniers et leurs partis respectifs. Si la ceni prend des décisions qu'ils désaprouvent, ils n'ont qu'à le dire et suspendre leur participation ou au pire des cas démissionner en bloc. Ceci pour informer l'opinion publique et aussi pour décrédibiliser la CENI. Où sont les représentants de l'opposition à la CENI ? Que font-ils ?
2- C'est de la provocation que de voir les activités de la CENI reprendre sans consensus.
À moins que les représentants de l'opposition à la CENI soient d'accord. D'où le point 1.
3- La décision du ministre Alhassane est inopportune. À mon humble avis, ce n'est pas un acte administratif qui devait sanctionner la mise en place des facilitateurs mais une communiqué conjoint des deux parties (mouvance et opposition) une fois qu'ils se seraient entendus sur les noms des trois facilitateurs.
4- Qui peut me dire comment devrait être choisi le médiateur international ?
5- L'opposition n'a pas le droit d'exclure des partis qu'elle considère de satelites. D'ailleurs n'y a t-il pas en son sein des partis de ce genre ? Pour moi tous les partis ont les mêmes droits. C'est un faux débat que de vouloir exclure tel ou tel parti. La seule façon de fermer la bouche aux miniscules de partis c'est de faire des élections. Je jure que beaucoup de ces chefs de micro-partis iront soit pécher du poisson ou élever du bétail ou encore planter des ignames ou enfin cultiver du riz. Mais pour le moment donnons leur la parole, c'est encore la récréation.
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