Heinan Goba Mardi, 26 Mars 2013 14:30
Pendant que le dialogue politique achoppe sur la question de la facilitation, la Commission électorale nationale indépendante à travers son chef de département communication, Yéro Condé, dit avoir repris depuis lundi, ses activités précédemment suspendues à la demande du ministre de l’Administration du territoire pour « donner la chance au dialogue d’évoluer ».
Officiellement, la suspension des activités de la CENI dont la révision qui venait de démarrer, devait être levée le 21 mars. Soit jeudi dernier. Pour le moment on ignore pourquoi, au lieu de ce jeudi c’est ce lundi que la CENI a décidé de reprendre ses activités.
Même si sur le terrain, cette reprise n’est pas effective, d’après nos constats, son annonce risque de provoquer des grincements de dents au sein de la classe politique. Particulièrement chez l’opposition guinéenne qui faisait du gel des activités de l’institution électorale, un préalable à sa participation au cadre de concertation.
Lundi, l’opposition réunie au sein du Collectif, de l’ADP, du CDR et du FDP a quitté la rencontre pour protester contre la nouvelle décision du gouvernement de porter à quatre le nombre de médiateurs au lieu de trois initialement prévus. Les opposants ont voulu aussi réagir au choix du général Lamine Cissé dans le collège de facilitateur pour occuper le fauteuil de la communauté internationale. Ils le jugent trop proche du pouvoir.
Au-delà de ce qui précède, l’opposition regroupée au sein du Collectif, de l’ADP, du CDR et du FDP voulait exprimer surtout son refus de voir autour de la table de discussion, de partis satellites et autres alliances venus, selon elle, polluer l’atmosphère afin de l’empêcher de discuter avec le gouvernement, des questions essentielles.
Le retrait de l’opposition a directement mis fin aux débats. A sa sortie de la salle, l'ancien Premier ministre de la transition et président de l'Union pour le progrès de la guinée (UPG), Jean Marie Doré a dénoncé ce qu’il appelle les « manœuvres dilatoires » des acteurs politiques guinéens. Pour lui, « la recherche d'une solution adéquate et adaptée aux problèmes politiques du pays ne devrait pas poser trop de difficultés. »
Heinan Goba
de Conakry pour GuineeActu
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