Heinan Goba Samedi, 23 Mars 2013 13:53
La banlieue de Conakry a vibré au rythme de manifestations de rue sur fond de protestation contre les délestages électriques intempestifs cette semaine. Plusieurs foyers de la capitale guinéenne y compris ceux du centre-ville sont depuis privés d'électricité depuis le début du mois de mars en cours. Raison pour laquelle les jeunes de ces quartiers ont choisi cette manière de faire, une manière d’attirer l’attention des autorités.
En lieu et place d’un message d’apaisement, le coordinateur général de la société EDG, Abdoulaye Kéita, a par contre jeté à la face des protestataires qu’ils perdent leur temps en occupant la rue pour se faire entendre. Pour lui, cette démarche n’aboutit à rien que de faire du tort aux usagers de la route pourtant innocents.
Dans une brève allocution sur les antennes d’une radio privée de la place, Abdoulaye Kéita a dit à ceux qui manifestent dans la rue pour réclamer l’électricité, qu’il ne sert à rien de manifester dans la rue. La meilleure façon de dire qu’il manque de courant est de porter les faits à la connaissance des cadres de l’EDG.
Abdoulaye Kéita s’est dit conscient du fait qu’à Conakry la demande de courant est supérieure à l’offre. Mais cette tendance selon lui, ne sera inversée que si les centrales hydroélectriques en construction commencent à produire.
Au lieu d’occuper la rue, les habitants doivent informer aussitôt l’EDG en cas de panne ou de délestage inopiné pour que le peu de courant qu’il y a soit partagé par tout le monde, a-t-il conseillé. Même si la meilleure façon était que la société elle-même communique.
La Guinée appelée « château d'eau de l'Afrique de l'ouest » n'a pas encore connu le courant électrique. En dépit des immenses ressources englouties dans ce secteur, le problème reste entier. Comme ceux qui l'ont précédé, Alpha Condé en est toujours à l'étape de la promesse.
Heinan Goba
de Conakry pour GuineeActu
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