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Cadre de concertation : « Le choix d'un médiateur international est non négociable », dixit Daniel Kolié

Bountouraby Soumah  Lundi, 18 Mars 2013 14:39

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KOLIE_Daniel_01Malgré la volonté exprimée aussi bien de la part du gouvernement que de celle de l’opposition guinéenne, le dialogue politique guinéen peine à démarrer. Pour l’instant, les discussions achoppent sur l’identité du facilitateur. Tirant les leçons des expériences passées, les leaders du Collectif, de l’ADP et du CDR souhaitent que les débats soient pilotés par un médiateur international. « C’est le gage de l’applicabilité des résolutions qui sortiront du dialogue » justifie Aboubacar Sylla, porte-parole des trois blocs politiques.

En face, le camp présidentiel, s’accrochant à un souverainisme de mauvais aloi, ne veut pas entendre parler d’un facilitateur étranger. Et c’est sur ces deux positions tranchées que les deux camps s’étaient quittés le samedi dernier au Palais du peuple.

Or, à en croire Daniel Kolié, le leader du Congrès africain pour la démocratie et le renouveau (CADRE) ‒ membre du Collectif ‒, la satisfaction de cette exigence de l’opposition guinéenne est non négociable. S’inspirant des erreurs que l’opposition aurait, selon lui, commises par le passé lors notamment du dialogue conduit par Monseigneur Albert David Gomez ou encore lors de l’élection de Bakary Fofana à la tête de la CENI, Daniel Kolié déclare : « Nous ne reculerons jamais devant cette exigence qui est la seule voix pour que la montagne n'accouche pas d'une souris à l'issue du dialogue ».

Usant du même ton menaçant, le leader du CADRE conclut : « si le président Alpha ne réunit pas les conditions d'une telle élection nous continuerons nos manifestations cette fois-ci avec d'autre slogans ».


Bountouraby Soumah
de Conakry pour GuineeActu


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