Cadre de concertation : « Le choix d'un médiateur international est non négociable », dixit Daniel Kolié

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KOLIE_Daniel_01Malgré la volonté exprimée aussi bien de la part du gouvernement que de celle de l’opposition guinéenne, le dialogue politique guinéen peine à démarrer. Pour l’instant, les discussions achoppent sur l’identité du facilitateur. Tirant les leçons des expériences passées, les leaders du Collectif, de l’ADP et du CDR souhaitent que les débats soient pilotés par un médiateur international. « C’est le gage de l’applicabilité des résolutions qui sortiront du dialogue » justifie Aboubacar Sylla, porte-parole des trois blocs politiques.

En face, le camp présidentiel, s’accrochant à un souverainisme de mauvais aloi, ne veut pas entendre parler d’un facilitateur étranger. Et c’est sur ces deux positions tranchées que les deux camps s’étaient quittés le samedi dernier au Palais du peuple.

Or, à en croire Daniel Kolié, le leader du Congrès africain pour la démocratie et le renouveau (CADRE) ‒ membre du Collectif ‒, la satisfaction de cette exigence de l’opposition guinéenne est non négociable. S’inspirant des erreurs que l’opposition aurait, selon lui, commises par le passé lors notamment du dialogue conduit par Monseigneur Albert David Gomez ou encore lors de l’élection de Bakary Fofana à la tête de la CENI, Daniel Kolié déclare : « Nous ne reculerons jamais devant cette exigence qui est la seule voix pour que la montagne n'accouche pas d'une souris à l'issue du dialogue ».

Usant du même ton menaçant, le leader du CADRE conclut : « si le président Alpha ne réunit pas les conditions d'une telle élection nous continuerons nos manifestations cette fois-ci avec d'autre slogans ».


Bountouraby Soumah
de Conakry pour GuineeActu


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Commentaires  

 
+2 #3 AOT Diallo 19-03-2013 15:08

Pauvre CADRE en papier mâché : Non négociable hier - OK le lendemain sur ordre de ton Boss.
Comme il est préférable de savoir se taire quand sa voix ne compte même pas pour une poignée de cacahuètes.
Hélas ce genre d’énergumène fera la même bêtise la semaine prochaine - C'est "L'Homme Nouveau" de Ahmed Satan Touré ..
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+5 #2 Gandhi 18-03-2013 19:12

"En face, le camp présidentiel, s’accrochant à un souverainisme de mauvais aloi, ne veut pas entendre parler d’un facilitateur étranger" est-il écrit.
Bizarrement lorsqu'il s'agit de faire venir des investisseurs étrangers, ce régime n'a pas les mêmes scrupules vis-à-vis de sa souveraineté.
Tout le monde peut (doit) faire des erreurs, mais il est inadmissible de refaire deux fois la même. Toutes les rencontres passées n'ont pas abouti, sauf à faire perdre du temps. Maintenant le temps presse... et il n'est plus question pour l'opposition de traîner en route.
Il y a des problèmes à résoudre, elle doit les résoudre... et vite. Ce sera avec ou sans ce gouvernement.
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+4 #1 Patriote 18-03-2013 17:15

Par principe qui dit dialogue, dit négociation et donc de rapprochement. Partant, les termes comme "non négociable" sont à éviter. Ça conduit inévitablement au blocage et c'est ce qu'il faut absolument éviter.
En ce qui concerne le sujet proprement dit, moi je soutiens l'idée d'une médiation internationale parce qu'on a tout essayé à l'interne sans succès. Dans le cas échéant, on pourrait recourir à une facilitation bi-camérale composée de deux personnes de nationalité guinéenne choisies chacune par un des deux camps.
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