Marche du 27 février : vers l'annulation de toutes les procédures judiciaires ?

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Le procès des vingt-trois militants de l'opposition qui devait démarrer ce mercredi devant le tribunal correctionnel de Dixinn a été renvoyé sine die alors que les prévenus extraits de la maison centrale se trouvaient dans la salle d'audience. Une attaque du tribunal planifiée par d'autres partisans de l'opposition serait la raison de ce report, d''après les informations reçues sur place.

Ces personnes arrêtées le 27 février et jours suivants, pour rappel, devaient comparaître pour attroupements, défilés et cortèges armés sur la voie publique, coups et blessures volontaires, voie de fait et violences envers les dépositaires de la force publique, dommage à la propriété privée et publique, manifestation en bande, entrave à l’exercice des droits et libertés individuels.

Par ailleurs, dans un communiqué rendu public ce mercredi, le ministre d’Etat chargé de la Justice, Christian Sow, a demandé au procureur de Dixinn (Conakry 2) de suspendre la procédure engagée contre les organisateurs de la manifestation du 27 février 2013. Procès initialement prévu ce jeudi 14 mars devant le tribunal de première instance du même lieu.

Avec le report de l'audience de ce mercredi, la suspension de la procédure engagée contre les organisateurs de la manifestation, sans oublier l'annulation de la convocation des leaders de l'opposition, on peut, sans risque de se tromper, dire que l'on s’achemine vers l'annulation pure et simple de toutes les procédures initiées dans le cadre des violences du 27 février et jours suivants.


Heinan Goba
de Conakry pour GuineeActu


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