Bountouraby Soumah Mercredi, 13 Mars 2013 18:05
En moins d’une semaine, le gouvernement guinéen vient de céder pour la seconde à la pression de l’opposition. En effet, au lendemain de la rencontre que le président Alpha Condé a eue avec les acteurs politiques, le 4 mars dernier, la justice guinéenne a annoncé son intention de poursuivre l’ensemble des leaders politiques de l’opposition en raison des violences sociopolitiques qui avaient émaillé la capitale guinéenne.
Mais devant la menace des leaders du Collectif, de l’ADP et du CDR de répondre à la convocation avec leurs militants, le gouvernement a dû reculer une première fois en restreignant la poursuite aux seuls leaders signataires de la lettre d’information que sont Mamadou Ciré Diallo, secrétaire administratif de la GéCi, Sény Konaté, deuxième secrétaire permanent de la NGR, Thierno Seydou Bayo, secrétaire général du Parti socialiste.
Sauf que l’opposition n’a pas estimé que ce fût suffisant. En effet, se sentant tout naturellement solidaires de leurs camarades, Cellou Dalein Diallo et Cie n’en démordent pas. Se montrant plus concrets, ils lancent même un appel en vue d’une forte mobilisation en vue de soutenir les responsables politiques de la GéCi, de la NGR et du PS. Mesurant tous les risques encourus en cette période de grande incertitude et tablant sur la capacité de mobilisation de ses adversaires, le pouvoir d’Alpha Condé n’a de choix que de faire marche arrière une seconde fois. C’est ainsi que, invoquant l’appel lancé par les deux principaux leaders religieux du pays, le ministre de la Justice, Christian Sow, vient de publier un communiqué en vertu duquel il demande au procureur général près le Tribunal de première instance de Dixinn de suspendre la procédure.
Bountouraby Soumah
de Conakry pour GuineeActu
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