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Crise guinéenne : Edem Kodjo pourrait être le médiateur de la CEDEAO
Mams Sow Vendredi, 08 Mars 2013 17:29
Une médiation de la communauté internationale et plus précisément de la CEDEAO dans la crise guinéenne n’est pas à exclure, c’est d’ailleurs un souhait de l’opposition. A la mise en place par le gouvernement du cadre de dialogue et de concertation, des leaders politiques de l’ADP, du Collectif et du CDR avaient vite relevé le caractère « biaisé » de celui-ci. Ne manquant pas d’arguments, ils estimaient que le dialogue ne doit se faire qu’entre les deux parties ayant des divergences de vue et surtout sous la médiation d’une personnalité consensuelle. Ce qui du reste est difficile à trouver en Guinée actuellement, vu la méfiance entre les acteurs.
A voir le cadre de dialogue mis en place, il ressemble selon Faya Millimouno à « une foire » qui est faite pour le folklore, et cela les opposants n’en veulent pas. Trouvant que par le passé, ce genre de cadre a été mis en place sans résultats et que les mêmes causes produisant les mêmes effets, il est presque certain que des résultats ne sortiront de l’espace mis en place par le gouvernement au lendemain des violents affrontements à Conakry et dans certaines villes de l’intérieur du pays.
Parmi les opposants, certains, disposant d’un carnet d’adresses étoffé, ont vite fait un lobbying au niveau de la communauté internationale pour une médiation. Et cela semble être payant, des bruits courent que la CEDEAO pourrait faire intervenir le Togolais Edem Kodjo pour une médiation entre les frères « ennemis » guinéens.
Usant d’un langage diplomatique très fin, la CEDEAO a, dans un communiqué, estimé que la situation guinéenne n’est pas critique, mais elle n’est pas bonne. A y voir de près, cette dernière jugerait le cas assez préoccupant pour s’y intéresser. L’espace de la sous-région n’étant pas stable, un autre foyer de tension risquerait de compromettre les chances d’accalmie dans d’autres pays comme le Mali ou la Guinée Bissau.
Reste à savoir si au niveau du gouvernement, une telle démarche de l’institution sous-régionale pourrait être acceptée.
Mams Sow
de Conakry pour GuineeActu
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Commentaires
Le problème c'est que la classe politique guinéenne ne se fait pas confiance.
C'est l'opposition qui ne fait pas confiance au gouvernement, et non l'inverse puisque c'est la CENI qui gère le processus.
Quelles sont les explications au retrait de Sagem, à sa volonté de recensement ?
Pourquoi le gouvernement parle toujours sans contradicteur ?
Où avez-vous déjà vu les temps additionnels plus long que la durée du match lui-même ? En fait, faut-il rappeler qu'il était prévu à Ouaga que les législatives se tiennent 6 mois après les présidentielles. Et puisque le Président a prêté serment le 21 décembre 2010, nous aurions du choisir nos députés au plus tard en juin 2011. Nous sommes en mars 2013, cela fait 21 mois de temps additionnel si mes calculs sont bons.
À vrai dire il y a problème. Le problème c'est que la classe politique guinéenne ne se fait pas confiance. On a tout essayé au plan national sans succès. Moi je suis pour une médiation. Il n'y a pas de honte en cela. Pourvu que la paix revienne à la maison.
Par contre je condamne les positions partisanes qui commencent à recuser ou à discréditer telle ou telle organisation internationale. Dans cette logique, on ne s'en sortira jamais. Il n'y aura jamais de consensus ni en interne, ni à l'externe.
Faisons preuve de bonne foi.
Essayons la médiation. Qui sait ?








