Crise guinéenne : Edem Kodjo pourrait être le médiateur de la CEDEAO

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KODJO_Edem_01Une médiation de la communauté internationale et plus précisément de la CEDEAO dans la crise guinéenne n’est pas à exclure, c’est d’ailleurs un souhait de l’opposition. A la mise en place par le gouvernement du cadre de dialogue et de concertation, des leaders politiques de l’ADP, du Collectif et du CDR avaient vite relevé le caractère « biaisé » de celui-ci. Ne manquant pas d’arguments, ils estimaient que le dialogue ne doit se faire qu’entre les deux parties ayant des divergences de vue et surtout sous la médiation d’une personnalité consensuelle. Ce qui du reste est difficile à trouver en Guinée actuellement, vu la méfiance entre les acteurs.

A voir le cadre de dialogue mis en place, il ressemble selon Faya Millimouno à « une foire » qui est faite pour le folklore, et cela les opposants n’en veulent pas. Trouvant que par le passé, ce genre de cadre a été mis en place sans résultats et que les mêmes causes produisant les mêmes effets, il est presque certain que des résultats ne sortiront de l’espace mis en place par le gouvernement au lendemain des violents affrontements à Conakry et dans certaines villes de l’intérieur du pays.

Parmi les opposants, certains, disposant d’un carnet d’adresses étoffé, ont vite fait un lobbying au niveau de la communauté internationale pour une médiation. Et cela semble être payant, des bruits courent que la CEDEAO pourrait faire intervenir le Togolais Edem Kodjo pour une médiation entre les frères « ennemis » guinéens.

Usant d’un langage diplomatique très fin, la CEDEAO a, dans un communiqué, estimé que la situation guinéenne n’est pas critique, mais elle n’est pas bonne. A y voir de près, cette dernière jugerait le cas assez préoccupant pour s’y intéresser. L’espace de la sous-région n’étant pas stable, un autre foyer de tension risquerait de compromettre les chances d’accalmie dans d’autres pays comme le Mali ou la Guinée Bissau.

Reste à savoir si au niveau du gouvernement, une telle démarche de l’institution sous-régionale pourrait être acceptée.


Mams Sow
de Conakry pour GuineeActu


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Commentaires  

 
0 #5 Gandhi 09-03-2013 22:53

Citation en provenance du commentaire précédent de Patriote:
Le problème c'est que la classe politique guinéenne ne se fait pas confiance.

C'est l'opposition qui ne fait pas confiance au gouvernement, et non l'inverse puisque c'est la CENI qui gère le processus.
Quelles sont les explications au retrait de Sagem, à sa volonté de recensement ?
Pourquoi le gouvernement parle toujours sans contradicteur ?
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+1 #4 Patriote 09-03-2013 15:05

Chers compatriotes,
Où avez-vous déjà vu les temps additionnels plus long que la durée du match lui-même ? En fait, faut-il rappeler qu'il était prévu à Ouaga que les législatives se tiennent 6 mois après les présidentielles. Et puisque le Président a prêté serment le 21 décembre 2010, nous aurions du choisir nos députés au plus tard en juin 2011. Nous sommes en mars 2013, cela fait 21 mois de temps additionnel si mes calculs sont bons.
À vrai dire il y a problème. Le problème c'est que la classe politique guinéenne ne se fait pas confiance. On a tout essayé au plan national sans succès. Moi je suis pour une médiation. Il n'y a pas de honte en cela. Pourvu que la paix revienne à la maison.
Par contre je condamne les positions partisanes qui commencent à recuser ou à discréditer telle ou telle organisation internationale. Dans cette logique, on ne s'en sortira jamais. Il n'y aura jamais de consensus ni en interne, ni à l'externe.
Faisons preuve de bonne foi.
Essayons la médiation. Qui sait ?
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+3 #3 KABA 09-03-2013 01:32

Mr.sow,je partage beaucoup d’éléments de votre analyse ainsi que celles de mes frères commentateurs.Mais,je pense que notre problème essentiel est la mauvaise foi de toute la classe politique où chacun croit avoir le monopole de la vérité.Pourtant,aucune médiation ne pourra réussir sans volonté de concession des uns et des autres.Sinon à mon avis,le niveau de la crise guinéenne ne nécessite une médiation internationale,surtout que l'histoire nous a montré qu'aucune médiation africaine n'est impartiale.Puisque la sentence du médiateur n'est pas obligatoire et même l'une des parties ou toutes les parties peuvent récuser le médiateur ou sa sentence.ça pourra encore être une opportunité de faire traîner les élections et oublier les questions essentielles du développement de la guinée.Pire,certains ne souhaitent que le basculement de la guinée dans le scénario ivoirien.Je suis de ceux-là qui pensent qu'il faut donner la chance à la médiation nationale.Je vous remercie de votre analyse.
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-5 #2 Aliou Baldet 08-03-2013 19:58

Je suis persuadé qu’E.Kodjo n’a pas la capacité de régler ce problème. Si possible je vois bien l’U.E. (pas un Belge, qui chez eux sont habitués à opposer les peuples entre Flamands Wallons j’en passe), je pense que pour la Guinée, aux diplomates des pays scandinaves. Je suis certain que le salut de notre pays sera un Etat fédéral
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+5 #1 Diop Mamoudou 08-03-2013 19:42

Je rêve ou quoi! Edem Kodjo, L’ex-secrétaire général de l’Unité africaine et président de la délégation de la mission de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) dans la crise malgache. Et pourtant, l'opposition guinéenne ne veut rien savoir d'une quelconque mission de la Francophonie. En guinée, on a l'impression les hommes politiques marchent sur la tête. Pauvre Guinée !
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