Bountouraby Soumah Dimanche, 03 Mars 2013 19:04
L’opposition n’a pas encore clairement indiqué si elle prendra part à la rencontre que le président Alpha Condé a souhaité avec l’ensemble des acteurs politiques ce lundi 4 mars au palais Sékhoutouréyah. Mais on peut dire qu’elle n’envisage pas cette dernière avec espoir quant à la capacité d’aider à trouver la solution à la crise que vit actuellement le pays. C’est ainsi que bien avant, elle a affiché ses préférences pour une médiation internationale.
Dans une déclaration conjointe rendue publique le samedi 2 février, les trois blocs politiques que sont le Collectif, l’ADP et le CDR, faisant valoir la recrudescence des violences et la résurgence d’antagonismes ethniques porteurs de véritables germes de guerre civile, interpellent « la communauté internationale devant les périls graves qui menacent la paix et la stabilité politique en Guinée et dans la sous-région ».
En conséquence, ils demandent « la mise en place immédiate d’une médiation internationale qui pourrait faciliter un dialogue politique que les autorités actuelles se refusent de nouer avec l’opposition, ce qui contribuerait à la décrispation du climat politique et à la finalisation d’une transition politique ouverte depuis plus de quatre années, par la tenue d’élections législatives crédibles et apaisées ».
Pour ce qui est de sa participation à la rencontre de demain, il est à préciser que jusqu’à hier samedi, l’opposition n’avait pas encore donné sa position. Toutefois, quelques-uns de ses leaders, intervenants dans divers médias de la place, ont dénoncé la forme, le cadre et la démarche qui sous-tendent cette rencontre. Pour eux, telle que cette dernière est convoquée par le président de la République, elle ne permettra pas d’aborder avec sérénité les sujets de controverse.
Bountouraby Soumah
de Conakry pour GuineeActu
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