Violences à Conakry : vandalisme et coups de feu nocturnes

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marche_Madina_Conakry_1_01Malgré les multiples appels au calme et à la retenue lancés çà et là, la situation politique demeure toujours très tendue dans la capitale guinéenne. A tel point que les attaques contre boutiques et autres échoppes, notamment à l’intérieur du marché de Madina, se sont poursuivies jusque tard dans la nuit du vendredi au samedi. En fait, les auteurs de ce vandalisme apprenant que le gouverneur Sékou Resco Camara avait décidé de la fermeture du marché pour ce samedi avaient décidé d’agir au plus vite avant le délai butoir fixé.

En effet, selon des témoignages recueillis de certains quartiers riverains de ce marché, aussitôt la décision rendue publique, les badauds se sont rués sur les boutiques. Bien que certaines de ces dernières aient été fermées par les propriétaires, les vandales ont trouvé le moyen de se frayer un passage pour se servir copieusement au détriment des pauvres commerçants dont la plupart avaient rejoint leurs domiciles.

Le rôle des agents des forces de sécurité demeure néanmoins fortement critiqué dans les actes de vandalisme dont certains ont été victimes. D’abord, ils adopteraient une attitude passive face aux assauts des badauds contre certains commerces. Par ailleurs, certains d’entre eux vont même jusqu’à prendre à ces bandits les objets volés. C’est ainsi qu’une fille que nous avons joints nous a déclaré : « Ce ne sont pas des policiers et des gendarmes que nous avons, ce sont des voleurs. Moi j’ai vu aujourd’hui des agents théoriquement en charge de la sécurité arracher aux bandits des devises que ces derniers avaient eux-mêmes pris à l’intérieur des boutiques de certains commerçants Â».

De l’autre côté, sur l’axe de la route Le Prince en général et sur le trajet Hamdallaye-Bambéto-Cosa, le face-à-face entre forces de l’ordre et jeunes des quartiers s’est poursuivi au-delà de 21 heures. Une habitante du quartier de Koloma ironisant sur les coups de feu qu’elle entendait de sa fenêtre nous a déclaré au téléphone : « Nous avons tellement entendus les rafales que c’est en passe de devenir une musique pour nous Â».

Ceci étant, elle s’exprimait très doucement de peur d’être entendue par le groupe de jeunes qui, selon elle, était attroupé juste derrière sa fenêtre. Elle n’a cependant pas manqué de préciser que la situation était en passe de tourner à l’avantage des jeunes du quartier. Selon elle, ce sont ces derniers qui régnaient sur la route car ayant mis en déroute les gendarmes et policiers à coups de jets de pierres. Les agents des forces de l’ordre se seraient alors dispersés à l’intérieur du quartier avant de demander du renfort.


Bountouraby Soumah
de Conakry pour GuineeActu


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Commentaires  

 
+3 #3 Youssouf Soumah 02-03-2013 12:25

Il faut que tous les Guinéens écrivent, appellent et envoient tous les documents Vidéo, articles notamment presse AFP, libération, en ligne… à :
Paris (Quai d’Orsay) : +33145503460 et à
UE (Bruxelles) : la patronne de Philip Van Damme (militant du RPG) est son adresse email est :
pa.eu
Il faut montrer la réalité du pays et non ce que raconte la bande des hommes d’affaires français, Hongrois et Anglais : B.Kouchner, Sorros et Tony Blair
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+4 #2 Youssouf Soumah 02-03-2013 11:45

Une fois encore, l’opposition doit arrêter de faire des communiqués et, aider les militants de l’opposition à avoir des armes et se défendre. Je rappelle qu’en Côte d’Ivoire, en Sierra Léone, les militants décidés se sont battus et défaits ces « armées » qui ne sont fortes que contre les populations civiles désarmées. Nous voyons aujourd’hui le Mali qui, sans l’intervention française, l’armée Malienne était sur le point de disparaître devant 3000 barbus ! Donc l’opposition doit armer ses militants (un PMAK c’est 50 € au camp Alpha Yaya à Conakry) et soyez certain que cette « armée Guinéenne » qui est en fait que des voyous de miliciens vont tous déguerpir. Le salue des Guinéens ne viendra que de la FORCE car, la « communauté internationale » s’en fou des individus notamment des Guinéens, ce qui l’intéresse c’est la STABILITE politique pour que les entreprises multinationales qui appartiennent toutes aux pays puissants, puissent continuer d’exploiter les ressources de notre pays. Une fois encore, il faut refuser de s’assoir à fortiori discuter une seconde avec Alpha Koné. L’heure des élections est dépassée. Maintenant le slogan doit être : « Alpha Koné zéro ; Dégage !».
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+5 #1 TOOLA 02-03-2013 02:49

Donnez des armes à ces jeunes, a 1/20e de l'effectif de l'armée parmi eux et le problème d'Alpha est réglé. Autrement, je me demande comment l'oposition fera partir Alpha qui a n'en pas douter va rester intransigeant.
À force de n'affronter que des civils, nos hommes en armes avec comme suppléants des partisans du pouvoir, sont en train de se donner à coeur joie à leur exercice favori: la lâcheté.
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