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Conakry : troubles au lendemain de l’annonce de poursuites contre les organisateurs de la marche du 27 février

Heinan Goba  Vendredi, 01 Mars 2013 15:55

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BEAVOGUI_Ibrahima_01Des troubles ont éclaté à Conakry au lendemain de l’annonce des poursuites contre le comité d’organisation de la marche du 27 février dernier. D’après nos informations, un groupe de jeunes venus de la Casse pour venger le saccage d’un magasin de friperie au marché de Madina, serait à l’origine ces troubles qui se sont répandus à toute la banlieue de Conakry.

Au moment où nous mettions en ligne ces informations, tout le monde cherchait à regagner son domicile ; peu importe le moyen. Boutiques et magasins ont rapidement fermé pendant que les propriétaires d’engins roulants cherchaient où s’abriter.

Le parquet de Dixinn dans la banlieue de Conakry a décidé de mettre l’action publique en mouvement contre les membres du comité d’organisation de la marche du 27 février qui a fait 130 blessés au total, 17 véhicules de la police et de gendarmerie caillassés, des boutiques et magasins pillés et incendiés, particulièrement dans la commune de Ratoma.

L’annonce de cette action judiciaire visant l’opposition guinéenne qui n’est autre que l’organisatrice de la marche du mercredi et de la journée ville morte du jeudi 28 février, a été faite hier soir, sur les ondes des médias d’Etat par le chargé des communications du ministère d’Etat à la Justice, Ibrahima Béavogui.

Aucune précision concernant les faits qui seront mis à la charge des personnes concernées n’a été donnée par le chargé des communications de la justice guinéenne.

Conformément aux dispositions du code pénal, a souligné M. Béavogui, « toute manifestation sur la voie publique doit avoir un comité d’organisation. Ce comité est responsable du maintien de l’ordre. Ces membres sont responsables de tout désagrément causé par leur manifestation. »

En attendant de saisir la justice, le chargé des communications a annoncé que le parquet de Dixinn tient pour responsables des troubles à l’ordre public survenus les mercredi et jeudi dernier, « les organisateurs de la marche du 27 février et de la journée ville morte du jeudi ». Avant d’ajouter que par la même occasion, le même parquet invite ceux qui se sentent victimes à faire valoir leur droit.

A signaler que la trentaine d’individus interpellés le mercredi, en marge de la marche, ont déjà été déférés devant le parquet précité.


Heinan Goba
de Conakry pour GuineeActu


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