Marche du 27 février : le gouvernement tient l’opposition pour responsable des dérapages constatés

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CAMARA_Albert_Damantan_01Au regard des violences qui ont émaillé la marche de l’opposition en date du 27 février, nombreux sont les observateurs qui pensent qu’il est très peu probable que le gouvernement autorise les prochaines manifestations de l’opposition. Du côté du gouvernement, bien qu’on ne trouve pas encore d’explication aux violences du mercredi, on n’entend pas céder à cette peur.

S’exprimant devant la presse au lendemain de cette journée de violences qui ont fait 130 blessés selon un bilan officiel, le ministre de l’Enseignement technique, porte-parole du gouvernement, a laissé croire que le gouvernement ne s’opposera jamais à une demande de manifestation de l’opposition. Quoique ces manifestations engendrent toujours des pertes.

«Le président de la République a réaffirmé son attachement au respect de la loi. Nous restons dans ce cadre. La seule chose que nous avons à faire c’est de tout mettre en Å“uvre pour éviter des débordements Â» a répondu à la presse le ministre Albert Damantan Camara. Un ministre visiblement préoccupé par le calme et la quiétude dans le pays.

Albert Damantan Camara a déploré les violences qui ont émaillé cette autre marche de l’opposition et appelé au calme. Pour le ministre, « tout cela est arrivé parce qu’il y a eu des manquements à la loi de la part des organisateurs Â». Quoi qu’il en soit, « le gouvernement fera tout pour identifier les vrais auteurs de ces violences » a-t-il conclu.

Pour rappel, le chef de file de l’opposition guinéenne, Cellou Dalein Diallo, après avoir dénoncé la provocation des forces de l'ordre et des militants de la mouvance, a déclaré mercredi sur l’esplanade du stade que cette autre journée de manifestation était un avertissement pour Alpha Condé. En annonçant une nouvelle manifestation plus importante. Pendant que Kassory Fofana avait fini en donnant rendez-vous aux femmes de Kaloum.


Heinan Goba
de Conakry pour GuineeActu


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Commentaires  

 
+2 #1 Gandhi 28-02-2013 18:53

Si Damantang nous dit qu'AC est attaché au respect de la loi, et qu'il faut 5 mois au minimum (avec des procédures accélérées) entre le moment où l'on décide le début de la révision électorale, et la date du scrutin proprement dit (lorsqu'on veut respecter le cadre légal du Code électoral, et notamment les articles 17 à 29), les manifestations ne seront plus utiles dans l'immédiat, mais reportées ultérieurement jusqu'à la résolution du cas Waymark. On ne peut aller aux élections avant le mois d'Août.. si on respecte la loi.
Par ailleurs, ce n'est pas à AC à faire la leçon en matière de respect de la loi. Donc si ultérieurement, il veut empêcher les manifs, on ne lui demandera même plus l'autorisation de les faire.
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