Cellou Dalein Diallo : « On a peur de l’opposition »

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DIALLO_Cellou_Dalein_20_01La marche pacifique de l’opposition vient de prendre fin avec les discours des différents leaders sur l’esplanade du Stade du 28 septembre. A tour de rôle, les différents intervenants ont demandé l’intervention de toutes les bonnes volontés pour préserver la paix en Guinée.

En ce mercredi, le leader du RDIG, Jean-Marc Telliano aura été le plus virulent. En effet, il a demandé le départ du président Alpha Condé au même titre que celui du chef de la délégation de l’Union européenne en Guinée, Philippe Van Damme. De son côté, Kassory Fofana, dénonçant les violations des droits et des libertés publiques ainsi que le chevreté, sans oublier la dictature du RPG, a demandé à ses militants qui sont courtisés par le pouvoir de prendre tout ce qu’on leur remettrait et voter par la suite pour qui ils veulent.

Mouctar Diallo des NFD, lui, a mis en garde la communauté internationale contre les risques qui pourraient découler de sa négligence actuelle. Selon lui, c’est maintenant que les instances internationales doivent intervenir si elles ne veulent attendre que les choses pourrissent pour ensuite faire « le médecin après la mort Â».

Enfin, Cellou Dalein Diallo, le chef de file de l’opposition, a débuté son discours en dénonçant ce qu’il appelle la « répression Â» de la manifestation au niveau du siège du parti présidentiel, à Hamdallaye. Selon lui, jusqu’à ce niveau, tout se passait bien. Cette tendance du pouvoir à empêcher l’opposition de s’exprimer serait la preuve qu’« on a peur de l’opposition Â».

Évoquant la crise politique dans son ensemble, le leader de l’UFDG a également appelé les sages, les religieux en général, les deux co-présidents de la Commission provisoire de réflexion sur la réconciliation nationale, les responsables des institutions républicaines, à intervenir pour infléchir la position du président Alpha Condé. Selon Cellou Dalein Diallo, une telle intervention est d’autant plus nécessaire dans le contexte actuel que pour garantir la paix, il faut créer les conditions du respect de la « dignité de la personne et des lois de la République Â».

0r, à l’en croire, ces conditions ne sont pas encore créées actuellement en Guinée. Dans la même logique, Cellou Dalein Diallo a mentionné le devoir de chaque Guinéen de préserver l’unité et la cohésion nationale en faisant en sorte que chacun se sente concerné par les grands enjeux qui engagent le pays.


Bountouraby Soumah
de Conakry pour GuineeActu


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