Mams Sow Mercredi, 27 Février 2013 10:47
Waymark, Waymark, même les femmes vendeuses dans les différents marchés de Conakry connaissent ce nom tellement il est devenu redondant ces derniers temps. Pouvoir et opposition se bataillent sur son maintien ou non. Tout ou presque a été dit et entendu sur cet opérateur sud-africain qui crée la discorde entre les politiciens guinéens. Bien des choses ont été dites sur la légalité ou non du contrat qui lie Waymark à la CENI.
Au détour d’une discussion avec une de nos sources bien au fait des labyrinthes de la CENI, l’histoire de la venue de Waymark en Guinée nous a été donnée avec des détails jusque-là inconnus du grand public.
En effet, selon notre source, Waymark serait venue en Guinée depuis 2010 sur demande expresse du président Alpha Condé. A l’issue du 1er tour des élections présidentielles, Alpha Condé sentant le roussi venir s’il partait dans les mêmes conditions au 2e tour, effectue un séjour, à bord du vol Air France 990, en Afrique du Sud chez son ami Jacob Zuma pour demander un soutien « financier et technique ».
Ecouté par ce dernier, Alpha Condé fut présenté au boss de Waymark.
Une équipe de la société est dépêchée illico daredare à Conakry pour évaluer la façon dont Waymark doit trouver les solutions aux problèmes soulevés par le RPG entre les deux tours. On comprend le retard de la tenue du deuxième tour !
Suivra une visite de Lousény Camara, vice-président d’alors de la CENI (la maladie de Ben Sékou Sylla l’ayant éloigné de la gestion de l’institution) en Afrique du Sud pour peaufiner les détails du marché, plutôt de la combine avec Waymark. S’en suivront des réunions d’évaluation, des pressions. C’est dans ce cadre qu’il faut comprendre les dernières lettres exhibées par le RPG-Arc-en-ciel pour parler de contrat avec la CENI impliquant Ben Sékou Sylla.
Profitant de la maladie de son président, Lousény usera de tout son entregent pour introduire Waymark à la CENI et faire assurer au RPG sa victoire au deuxième tour. Mais sentant que la présence de SAGEM pourrait compliquer les choses pour les législatives, le formalisme étant nécessaire aussi, la CENI a senti le besoin de légaliser et légitimer la présence de Waymark par un contrat sans appels d’offre et cahier des charges nous dira notre source. Mais, précisera notre source « on oublie que partout où cette société est passée pour gérer un fichier électoral, des problèmes sont survenus après ». Et de nous citer l’exemple du Bénin, du Cameroun et du Zimbabwe.
Mams Sow
de Conakry pour GuineeActu
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