Aliou Sow Mardi, 26 Février 2013 16:47
Le ministre de la Sécurité et de la Protection civile, le Dr Maramany Cissé, n’a pas confirmé la présence d’islamistes sur le territoire guinéen, notamment dans la localité frontalière de Kourémaly, lors d’une intervention la semaine dernière sur les antennes d’une radio privée de la place.
Le ministre reconnait certes avoir visité les localités frontalières entre la Guinée et le Mali, vers la dernière semaine du mois de janvier. Histoire de s’assurer sans doute du fonctionnement du dispositif sécuritaire mis en place le long de cette frontière. Dr Maramany s’est gardé toutefois de confirmer cette information relative à la présence de rebelles islamistes sur le sol guinéen.
Les occidentaux, notamment les Américains à travers leurs ambassades de Conakry et de Bamako, restent très vigilants à propos de cette situation. Et des délégations ont fait le déplacement à Kourémaly pour échanger avec les autorités locales. Des forces de défense et de sécurité guinéennes ont été dépêchées sur place pour renforcer le cordon sécuritaire le long de cette frontière. Il faut noter que des populations touaregs ont été accueillies à Kourémalé, avec leurs bétails composés de moutons, d’après des informations relayées par certaines agences de presse. Mêmes si les autorités guinéennes semblent esquiver la question par rapport à ces islamistes. Il faut noter que la Guinée et le Mali partagent une frontière de plus de 500 kilomètres, qui s’étend de la Haute Guinée à la Moyenne Guinée, région montagneuse et difficile d’accès.
Certains observateurs pensent toutefois que la Guinée serait encore loin de devenir un bastion pour islamistes radicaux. L’islam qui y est pratiqué cultivant la tolérance. Il faut noter certes la présence de communautés, composées de sunnites et de chiites, mais ces gens sont pour le moment minoritaires. Ce sont des personnes qui exigent le port du voile de leurs épouses et enfants de sexe féminin. Des écoles coraniques (medersas) existent aussi dans le pays, mais l’enseignement qui y est délivré ne serait pas de nature à radicaliser les apprenants, d’après nos enquêtes.
Aliou Sow
Le Démocrate, partenaire de GuineeActu
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