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Guinée Forestière : le « retour » de Dadis commence à alimenter la chronique !

Thierno Hassana Bah  Mardi, 26 Février 2013 16:33

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CAMARA_Moussa_Dadis_21_01Le bruit court de plus en plus que certains partisans du capitaine Moussa Dadis Camara, en convalescence à Ouagadougou au Burkina Faso, seraient sur le point de se lancer dans des actions de désobéissance civile, pour réclamer son retour. Ces rumeurs courent à un moment où le dossier relatif aux massacres du 28 septembre enregistre des avancées au niveau du pool de juges d’instruction commis à cette tâche.

A quand le retour du capitaine Moussa Dadis Camara ? C’est cette question que les partisans de l’ancien chef de la junte, qui en compte tout de même dans sa région d’origine qu’est la Guinée Forestière commencent à se poser. Ceux-ci avaient été appâtés semble-t-il par des promesses électoralistes lors du second tour de la présidentielle, lorsque chacun des candidats avait promis de faciliter le retour au pays de l’enfant de Koulé, une fois au pouvoir. C’est le président Condé qui avait bénéficié de la confiance des électeurs de la région forestière, notamment du côté de N’Zérékoré, où Papa Koly l’un des anciens proches de Dadis avait contribué à « manipuler » les masses dans ce sens.

Et voilà que les élections présidentielles se sont déroulées il y a de cela deux ans. Sans que Dadis ne soit revenu au pays. La question de son retour n’a d’ailleurs jamais été à l’ordre du jour des préoccupations des autorités guinéennes. Le président Alpha Condé, on se le rappelle, a parfois abordé la question dans des interviews accordées à des médias étrangers, en disant que l’ex-chef de la junte n’était pas interdit de rentrer en Guinée. Et qu’à tout moment, il pouvait revenir s’il le désirait.

En attendant que le capitaine ne saute sur cette occasion qui lui est offerte, l’instruction lancée par le pool de juges chargés d’enquêter sur les massacres du 28 septembre a entamé l’audition des acteurs de cette journée noire que fut le 28 septembre 2009.

Des leaders politiques dont Cellou Dalein Diallo et Mouctar Diallo ont été convoqués pour leur témoignage sur ce qu’ils ont vécu ce jour-là. Le capitaine Dadis, qui était aux affaires au moment des faits, devra lui aussi se plier à ce protocole. Il est question d’après nos informations qu’une équipe d’enquêteurs se rende sous peu dans la capitale burkinabè, pour entendre le capitaine.

Et selon ce que l’on apprend du côté de la région forestière, c’est la hantise de la Cour pénale internationale (CPI) qui ferait peur à certains de ses partisans, qui craignent que Dadis ne se retrouve un jour du côté de la Haye. D’où tout ce bruit pour annoncer d’éventuelles marches, pour réclamer son retour au pays. En effet, seul un refus ou l’impossibilité de la Guinée de le juger pourrait amener Dadis devant la CPI.


Bah Thierno Hassana
Le Démocrate, partenaire de GuineeActu


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