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Processus électoral : le retrait de l’opposition fera-t-il plier le gouvernement ?
Thierno Hassana Bah Lundi, 25 Février 2013 23:20
Après sa marche pacifique du 18 février qui a été un succès éclatant, l’opposition guinéenne a décidé de se retirer du processus électoral. Cette annonce a été faite en fin de semaine.
L’objectif de ce retrait est d’essayer de fléchir la position de la CENI et du pouvoir qui ont décidé d’impliquer Waymark dans la révision des listes électorales et de refuser que les Guinéens de l’étranger participent aux élections législatives. Décision que conteste l’opposition réunie au sein du Collectif, de l’ADP et du CDR selon qui, le pouvoir ne voudrait pas organiser des élections libres et crédibles acceptées de tous.
Par ce retrait du processus électoral, l’opposition veut exiger du président Alpha Condé l’ouverture d’un dialogue entre le pouvoir et les partis politiques qui ont des revendications. Contrairement à l’appel d’Alpha Condé qui avait convoqué toute la classe politique, dans son ensemble, à Sékoutouréyah. Cet appel, l’opposition l’avait rejeté, affirmant que le cadre n’y était pas, surtout qu’il n’y avait aucun ordre de jour.
Si l’opposition s’est retirée du processus électoral, elle n’est tout de même pas prête à boycotter les élections législatives du 12 mai prochain. Le mot boycott n’existerait pas dans le dictionnaire du Collectif et de l’ADP. L’opposition, comme l’a dit son porte-parole, empêchera la tenue des élections législatives si toutefois le pouvoir tenait à le faire. Mais comment le fera-t-elle ? Aboubacar Sylla dit attendre que le président de la République convoque le corps électoral.
D’ici là , les manifestations de rue seront intensifiées à Conakry et à l’intérieur du pays. Comme le 18 février et le lendemain, l’opposition compte descendre dans la rue le mercredi 27 février et faire du lendemain une journée ville morte.
La question que bon nombre d’observateurs se posent c’est de savoir si cette décision de l’opposition de se retirer du processus électoral pourra faire plier le pouvoir afin qu’il accepte le dialogue et d’écarter le couple Sabari Technologie-Waymark de ce processus. En tout cas, la marche du 10 mai 2012 avait porté ses fruits, puisque les opérations de recensement qui avaient déjà commencé ont été stoppées.
Espérons que le consensus soit trouvé car le risque d’affrontements est évident si le pouvoir tient à organiser ces élections sans l’opposition.
Bah Thierno Hassana
Le Démocrate, partenaire de GuineeActu
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Commentaires
D'abord personne n'empêche les élections, puisque votre boss a dit qu'il irait quoiqu'il arrive. Donc qu'il le fasse. Personne de l'opposition n'a encore volé des urnes pour torpiller le processus, ça ne vous rappelle rien ?
Les Japonais prennent leur temps pour obtenir un consensus, afin que tout le monde soit sur la même longueur d'ondes. Ensuite ils sont efficaces. D'autres préfèrent imposer leurs décisions - sans discussions - et s'étonnent que chacun n'en fasse qu'à sa tête. Évidemment quand on ne sait pas diriger des hommes, ou lorsqu'on ne les considére que sous l'angle monétaire (tout s'achète), parce qu'on en est soi-même le produit, il ne faut s'étonner de rien.
Rappelez-moi les revendications acceptées par le pouvoir au profit de l'opposition ? Le mandat de la CENI était arrivé à terme en Octobre 2012, AC n'a fait que l'anticiper d'un mois pour présenter cela comme une avancée. Cela n'abuse que les ignorants.
Face je gagne, pile tu perds...








