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L'opposition se retire du processus électoral à 3 mois des législatives
Lundi, 25 Février 2013 10:55
Plusieurs partis de l'opposition de Guinée ont annoncé samedi à Conakry qu'ils se retiraient du processus électoral devant aboutir à des législatives prévues le 12 mai dans le pays, en dénonçant l'absence de dialogue avec le pouvoir et la commission électorale.
Aucun responsable du pouvoir n'avait pu être joint. Sollicité par l'AFP, un responsable à la Commission électorale nationale indépendante (CENI) a affirmé que l'organe électoral n'était pas au courant de cette décision de l'opposition.
Les partis politiques de l'opposition ont décidé de se retirer du processus électoral qui doit mener le pays à des élections législatives prévues le 12 mai prochain, a déclaré à la presse l'opposant et ex-ministre Aboubacar Sylla.
Il s'exprimait au nom de trois coalitions: l'Alliance pour la démocratie et le progrès (ADP), le Collectif des partis politiques pour la finalisation de la transition et le Club des républicains (CDR).
« Nous avons décidé de nous retirer du processus pour ne pas cautionner une mascarade électorale en cours de préparation faute de dialogue politique entre acteurs du processus. (...) Nous n'allons pas boycotter les élections, mais nous nous retirons du processus en cours d'exécution », a dit M. Sylla.
« Nous avons vu que ce processus est complètement dévoyé de sa mission, et la CENI mise en place sous l'impulsion d'un président de la République (Alpha Condé), qui n'est ni impartiale, ni neutre, est en train de violer systématiquement toutes les dispositions de la Constitution, du Code électoral et même de son propre règlement intérieur », a-t-il poursuivi, sans plus de précisions.
Le 18 février, l'opposition guinéenne avait mobilisé dans la rue des milliers de personnes, qui ont marché sans incidents majeurs à travers le pays pour exiger liberté et transparence dans les élections législatives attendues depuis 2011 et repoussées plusieurs fois avant d'être fixées au 12 mai prochain par la CENI.
Les manifestants avaient dénoncé le président Condé, élu fin 2010 et accusé par l'opposition de manque de dialogue. Ils avaient aussi fustigé l'opérateur sud-africain Waymark retenu pour la révision du fichier électoral.
Aboubacar Sylla a par ailleurs indiqué samedi que l'opposition prévoit d'organiser les 27 et 28 février de nouvelles marches pacifiques pour réitérer ses demandes. Elle espère ainsi obtenir le renvoi de Waymark qui a démontré ses insuffisances mais aussi faire accepter le vote des Guinéens de l'étranger, a-t-il dit.
La date du 12 mai doit être confirmée par un décret de convocation des électeurs signé par le chef de l'Etat, 70 jours avant le jour fixé, selon les dispositions légales.
Les dernières législatives en Guinée remontent à juin 2002, sous la présidence du général Lansana Conté, décédé en décembre 2008 après 24 ans au pouvoir. C'est actuellement un Conseil national de transition (CNT, non élu) qui fait office de Parlement.
23 février 2013
AFP
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Commentaires
Juridiquement la sédition fait référence à des écrits, discours ou organisations considérées par la justice comme incitant à l’insurrection contrer le R.P.G et le chef de l’État. Alpha Condé.
Tous les articles et interventions suivants vont dans ce sens et justifient le terme de SÉDITION.
l'intérêt général des Partis d'opposition est loin d'être la somme des intérêts particuliers. Avec mes respects.
J'attendais plus des internautes que de vagues formulations sur la participation ou non de l'opposition au processus électoral.
C'est un peu nébuleux ce commentaire.
L'opposition ne se désengagera pas des élections... si elles ont lieu...
Quant à la sédition, je vous invite à en revoir la définition.
Ce n'est pas parceque les propositions ne sont pas favorables ä vos souhaits,que vous allez vous arroger le droit de nier leur existence,monsieur le ministre.
j'observe des chapelets d'avis mais pas de propositions plausibles qui permettent à l'opposition de se déterminer du bien fondé ou non de leur défection.
Dans l'hypothèse d'une sédition complète de l'opposition et de ses ténors,en l’occurrence qui se trouveraient dans l'incapacité de donner une tournure autre que les marches et les dénonciations,des stratégies adaptatives à la nouvelle donne politique seraient les bienvenue.
les fidèles internautes devraient enrichir le débat en ce sens afin d'orienter les sympathisants dans leur questionnement et réflexion.
la diversité des projets de société fait la singularité de l'opposition et est en soi souhaitable ,au risque de ressembler au Parti-État de sinistre mémoire.
il convient d'interroger l'histoire politique des démocraties. La réponse au cas Guinéen n'est certainement pas unique. CQFD.
En attendant, l'opposition doit s'organiser, avec l'étude en perspective, de tous les cas de figure, du boycott à l'utilisation de la violence, ces deux extrêmes n'étant pas recommandées, mais à étudier toutefois.
L'opposition a encore des cartes à jouer, mais lorsqu'on est nombreux, c'est plus difficile à mettre en place, les intérêts des leaders étant divergents par ailleurs. Néanmoins, ils sauront se rassembler sur l'essentiel.
webmaster, on apprend de nos diversités.
Bayrou disait que "si nous pensons tous la même chose, c'est qu'on ne pense plus rien".
En peu de démocratie
Comme dit Madina masquée il faut être clair quand on parle : moi je dirais ne pas participer et empêcher qu'elles se tiennent le 12 mai..
Si et quand on représente 70% de l’électorat ça ne devrait pas être si difficile, non ??
Si l'opposition s'engage dans le combat réel,ce retrait du processus est vraiment la meilleure chose qu'elle puisse faire.Il est evident qu'elle doit retirer ses commissaires de la CENI,ne plus reconnaitre Bakary comme président de l'institution et s'il faut même créer une nouvelle CENI parallèle.
Au-delà de cette décision, des questions viennent en tête :
1- Pourquoi marcher quand on a décidé de se retirer ? Quand on se retire, c'est qu'il n'y a plus rien à faire. C'est donc contradictoire de se retirer et en même temps marcher.
2- Quid des représentants de l'opposition à la CENI ? Vont-ils continuer d'exercer ou vont-ils démissionner ? Accuse-t-on à tort ou à raison la CENI ?
Pour finir, j'invite de vive voix les opposants à revenir sur leur décision, à continuer de reclamer leur droit et pourquoi pas à prendre part aux élections malgré ses imperfections, sinon c'est eux et leurs militants qui seront les perdants. Et dans ce cas, Alpha ne pourra que se frotter les mains.
Nous savons des manipulations futures du fichier électorale et l'opposition ne peut et ne veut cautionner l'évidente victoire du R.P.G.aux législatives.
Cependant ,par sa défection, l'opposition fausse le jeu démocratique et ne donne aucune chance à la Guinée de faire l'expérience de ses choix.
Le choix est cornélien je l'avoue .Les stratèges de l'opposition saurons certainement tirer leur épingle du jeu politique ,en nous proposant meilleur alternative.
Mieux vaut perdre en essayant qu'Ã ne rien faire.
Autant de bruit pour en venir à cela, les voies de la démocratie sont drôlement impénétrable.
Fort de ces préceptes, l'opposition va revenir à un meilleur sentiment, même si elle n'abandonnera pas ses revendications.
Il est vrai qu'elle n'est pas plus douée que le pouvoir en matière d'élections démocratiques, masi elle comprend toutefois des gens plus raisonnables.
IL FAUT ETRE CLAIRS ET PRECIS MESSIEURS.
Vous vous retirez du processus eletoral et il est hors de question que vous participiez ä une quelconque election qui resultera de ce processus.








