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Obsèques de onze officiers : des zones d’ombre subsistent…
Abdoul Malick Diallo Mardi, 19 Février 2013 17:17
Les onze officiers et sous-officiers de l’armée guinéenne qui ont péri dans le crash d’avion le lundi passé ont rejoint leur dernière demeure le 13 février au cimetière de Caméroun. Leur inhumation a été précédée par l’exposition des cercueils au Palais du peuple.
Au Palais du peuple, le chef de l’Etat a rendu un vibrant hommage aux victimes du crash. Alpha Condé, larmes aux yeux, a adressé au peuple de Guinée, aux chefs d’état-major des pays frères, aux familles éplorées ainsi qu’à toute l’armée guinéenne ses vives condoléances les plus attristées sur l’esplanade du Palais du peuple devant une foule massivement mobilisée pour rendre aussi un dernier hommage aux victimes du crash d’avion survenu le lundi 11 février sur le territoire libérien. Vu le nombre et la qualité des soldats qui ont perdu leur vie, le président de la République a indiqué que cette disparition constitue une perte énorme non seulement pour leurs familles, mais aussi pour l’armée guinéenne. Cette perte intervient à un moment crucial de la réforme des forces armées guinéennes. Le président de la République a saisi l’occasion pour inviter les forces de sécurité à resserrer les rangs et à renforcer la cohésion afin de bâtir une armée républicaine au service de la nation. Il a promis également à l’armée guinéenne que le gouvernement mettra tout en œuvre pour mener à terme le processus de réforme des forces de défense et de sécurité guinéennes amorcée en Guinée à l’avènement de la troisième République. Pendant toute la cérémonie au Palais du peuple les médias publics et privés ont été associés. Les journalistes ont fait librement leur travail sans aucun problème. Tout se passera bien pour les journalistes jusqu’au cimetière de Caméroun. Là , l’accès leur a été purement et simplement refusé. Seuls les médias d’Etat étaient autorisés à entrer dans le cimetière. Les journalistes des médias privés, eux, ont été sommés de quitter les lieux par les forces de défense et de sécurité. La presse privée a insisté pour qu’elle soit associée à cet événement. « Nos confrères de la RTG sont à l’intérieur, laissez-nous entrer », a lancé un confrère à un gendarme. « Non, vous de la presse privée, vous n’êtes pas conviés », a répondu l’homme en uniforme. « Nous avons reçu des instructions strictes de ne pas vous laisser entrer. Donc, essayez de nous comprendre », a précisé un autre soldat. Après moult discussions qui se sont soldées par de vives altercations verbales, les forces de sécurité ont chassé les journalistes jusqu’au carrefour sur la route Le Prince. Pourquoi a-t-on refusé l’accès à la presse privée ? C’est la question qui taraude l’esprit de certains Guinéens. Surtout que des rumeurs sur des « cercueils vides » fusent déjà dans la cité. Où beaucoup pensent que ce sont des cercueils vides qu’on a montrés au peuple. Vrai ou faux ? Le peuple a besoin de connaitre la vérité.
Abdoul Malick Diallo
Le Démocrate, partenaire de GuineeActu
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