Heinan Goba Mardi, 19 Février 2013 17:00
Les forces de l’ordre restent toujours visibles partout à Conakry alors que l’opposition n’a demandé qu’à ses partisans d’observer une journée ville morte ce mardi. Conséquence, la présence massive de policiers dans les rues, au lieu de rassurer la population, a été une source d’inquiétude pour elle.
Beaucoup de commerces sont restés fermés dans la matinée de ce mardi. Surtout en haute banlieue. Contrairement à ce qu’affirment certains médias, la circulation ne s’est intensifiée qu’à partir de midi. Beaucoup de travailleurs, tous secteurs confondus, ont eu du mal à rejoindre leur lieu de travail.
Toutefois contrairement à la journée d’hier où même le grand marché de Madina est resté fermé, la ville de Conakry n’a pas été paralysée comme l’espérait l’opposition réunie au sein du Collectif, l’ADP et le CDR élargie au RDIG en vue de contraindre le pouvoir à une gestion transparente du processus électoral.
Pour, dit-on, encadrer la marche du lundi, quatre mille policiers et gendarmes avaient été déployés sur le terrain. Malgré cette présence massive des forces de l’ordre, des militants du parti au pouvoir ont eu à s’attaquer aux militants de l’opposition. Le siège du PEDN de Lansana Kouyaté à Kankan aurait été saccagé, d’après nos informations.
Pour rappel, l’opposition a décidé d’organiser hier lundi 18 février et ce mardi 19 février 2013 pour exiger le départ de l’opérateur technique de révision du fichier électoral, la société sud-africaine Waymark, le choix d’un nouvel opérateur conformément à la loi et le vote des Guinéens de l’étranger.
Heinan Goba
de Conakry pour GuineeActu
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