Bountouraby Soumah Vendredi, 15 Février 2013 10:17
Les choses s’accélèrent à Conakry en ce qui concerne le processus électoral. Sauf que la procédure n’est pas empreinte de sérénité et de transparence. C’est le moins qu’on puisse dire. En effet, avec la révélation du rapport de l’Organisation internationale de la Francophonie et la décision d’une partie de la CENI de porter son choix sur l’opérateur de saisie sud-africain, c’est la quasi-totalité des accusations de l’opposition qui se trouvent confirmées
Depuis des mois, Cellou Dalein Diallo et les autres leaders de l’opposition ne cessent de réclamer la publication du rapport que les experts de la Francophonie ont produit à l’issue de la toute dernière mission qu’ils ont effectuées en Guinée en vue de s’assurer que leurs précédentes recommandations aient été prises en compte par l’opérateur de saisie, Waymark. Mais Bakary Fofana, le nouveau président de l’instance en charge de l’organisation des élections et du référendum en Guinée avait obstinément refusé. Ce que l’opposition avait trouvé plus que suspect.
Eh bien, ces soupçons sont désormais confirmés par la publication du rapport selon le contenu duquel les anomalies qui avaient été relevées n’ont pas été corrigées. Mais ce n’est pas le seul tour qu’on semble avoir joué à l’opposition. En effet, dans la foulée de la publication de ce rapport qui s’apparente à une mise en scène savamment orchestrée, voilà qu’une partie de la CENI a décidé que son choix serait cette même société sud-africaine.
Sur toute la ligne, l’opposition avait donc raison. Elle n’a pas eu tort de penser que quelque chose de louche était en préparation. Mais la question est bien celle de savoir si pour elle, les choses ne sont pas trop tard ?
Bountouraby Soumah
de Conakry pour GuineeActu
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