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Les victimes du crash de Monrovia enterrées en catimini : que cache le gouvernement?

Heinan Goba  Jeudi, 14 Février 2013 18:56

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crash_avion_ceremonie_13Fev2013_3_01Le public, même les proches des morts suite au crash de Monrovia, s’est vu refuser par l'armée l'accès au cimetière de Cameroun, pour assister à l'enterrement. A part des hommes en uniforme, surement pas n'importe lesquels, tout le monde s'est arrêté à la porte de la cour. Renforçant ainsi la conviction de ceux ou celles qui croient que ce sont des cercueils vides qui sont venus du Liberia.

La gravité du crash de Monrovia a laissé perplexe beaucoup de personnes lorsqu'il a été annoncé instantanément par le gouvernement que tous les corps ont été retrouvés et seront acheminés sur Conakry. Il y a eu d'abord la guerre des chiffres entre Monrovia et Conakry au sujet des victimes. Avant que la capitale libérienne qui parlait de 18 morts ne se range derrière les autorités guinéennes pour parler de 11 victimes.

Pour lever le doute qui continue de planer, le gouvernement guinéen se devait de gérer cette situation dans la transparence. Ne serait-ce qu'avec les familles des victimes. Malheureusement d'après nos informations, une des veuves des victimes a tenté à la morgue d'Ignace Deen de voir le corps de son mari. Cela lui a été refusé. Aucun journaliste ni proches des victimes n'a vu le contenu des caisses.

Que se cache-t-il derrière cette volonté du gouvernement de tout faire en cachette ?

En attendant une réponse claire, l'interdiction faite au public et aux médias d'assister à l'enterrement des victimes du crash de Monrovia et le refus à leurs proches de les voir pour une dernière fois, est pour beaucoup la preuve que les corps ne sont jamais arrivés en Guinée. Comme continuent de penser beaucoup au sujet de celui de feu Ahmed Sékou Touré, l'ancien président de la République.


Heinan Goba
de Conakry pour GuineeActu


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