Bountouraby Soumah Mercredi, 13 Février 2013 15:29
A l’occasion de la cérémonie des obsèques nationales des 11 officiers de l’armée nationale ayant péri dans le crash de leur hélicoptère lundi dernier, les journalistes travaillent plutôt dans des conditions pénibles.
Puissamment mobilisés pour relayer la cérémonie qui a lieu sur l’esplanade du Palais du peuple de Conakry, nos confrères sont sérieusement malmenés par les forces de sécurité. Les journalistes des radios sont particulièrement peinés car soucieux d’assurer le direct de la cérémonie. C’est ainsi qu’une des consœurs de la RTG a confié en direct qu’ils sont littéralement pourchassés par les forces de défense et de sécurité : « Quand nous nous plaçons à un endroit, il se trouve toujours un militaire pour nous dire de quitter et que ce n’est pas la place qu’il nous faut. Nous sommes balancés d’un endroit à un autre. Il en est ainsi depuis que nous sommes là. »
Cette situation est dénoncée de manière identique par les confrères des radios privées. Un d’entre eux trouve cela d’autant plus paradoxal que, selon lui, « si on ne nous laisse pas faire notre travail comme il faut, les populations ne sauront pas ce qui se passe et comment ça s’est passé ».
Bountouraby Soumah
de Conakry pour GuineeActu
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