Dysfonctionnement à CENI : Hadja Biya Diallo dénonce

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DIALLO_Biya_01La vice-présidente de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) est sortie de son silence pour dénoncer des dysfonctionnements au sein de cette institution. Hadja Biya Diallo, visiblement très en colère contre les agissements de son président, n’y est pas allée du dos de la cuillère pour fustiger les prises de décisions unilatérales au sein de l’organe.


« Nous avons reçu un coup de massue hier (mardi  5 février, ndlr) en apprenant que le fichier électoral a été transféré de Sagem à Sabari. Le travail fractionnel que nous subissons depuis que nous sommes à la CENI, nous n’avons pas voulu réellement l’étaler. Mais aujourd’hui nous sommes dans l’obligation de réagir vu qu’on est mis devant les faits du pré-affichage que nous n’avons pas validé et sur lequel tous les commissaires ne s’étaient pas entendus. Cela était un point. Et hier, c’était la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. Qu’on nous apprenne par un expert au cours d’une séance que les données ont été transférées Â», regrette Mme Diallo.

Puis d’ajouter : « Nous ne pouvons pas cautionner cela. Ce transfert, nous l’acceptons parce que c’est l’une des recommandations de l’OIF, mais il y a des normes internationales qui régissent ces opérations électorales. Il devait être mis en place une commission comprenant les partenaires avec lesquels nous travaillons, la CENI et la classe politique pour décider de ce transfert-là, pour le faire en toute transparence. Aujourd’hui, nous ne savons pas qui a commandité ce transfert des données. Nous ne savons pas quand et comment cela a été fait Â», laisse entendre la vice-présidente de la CENI.

Selon Hadja Biya, quand on sait que le problème de fichier a occasionné des troubles dans beaucoup de pays, elle dit vouloir prendre l’opinion internationale à témoin pour dire qu’un certain nombre de commissaires ne cautionnent pas le transfert qui a été fait.

« Nous avons essayé d’attirer l’attention du président de la CENI et de nos collègues sur cette question. Il y a eu une fin de non-recevoir. Nous nous voyons tristement obligés de dénoncer ce qui a été fait et pour le pré-affichage, et pour le transfert des données Â», a-t-elle dit.

Jusqu’aujourd’hui, poursuit-elle, il y a des préalables qui ne sont pas satisfaits et il n’a pas encore été fait un travail technique indispensable pour avancer. « Donc c’est pour cela que nous disons que nous n’acceptons pas le travail de groupuscules qui nous engage à la CENI dans des opérations dont nous ne sommes pas au courant. Â»

Hadja Biya promet toutefois qu’ils vont continuer à se concerter car, explique-t-elle, ils ne veulent pas que cette CENI aille sur le chemin de l’ancienne. « Nous sommes ouverts à dialoguer, mais dans la transparence et dans le respect mutuel, pour que nous repartions sur de nouvelles bases. Nous ne démissionnerons jamais, il n’en est pas question. Notre nation nous a fait confiance, nous y resterons et nous sommes sûrs que nous finirons par nous entendre Â», a-t-elle estimé. Cette sortie médiatique de la deuxième vice-présidente de cette institution intervient à un moment où le bras de fer entre pouvoir et opposition est à un niveau très élevé. L’appel au dialogue lancé par le pouvoir à l’endroit des acteurs politiques risque d’accoucher d’une souris.


Diallo Boubacar Bagnan

Le Démocrate, partenaire de GuineeActu


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Commentaires  

 
+2 #5 Gandhi 13-02-2013 23:43

Kaba, on a vu ce que valaient les urnes sous AC. Il y en a assez, AC partira comme il est venu.
Quant à la guerre civile de qui parlez-vous ? de la population contre les pseudo-militaires ?
Quant à la démocratie en Guinée sous AC, vous rêvez, à moins que la masturbation dont vous parlez, ne vous fasse perdre la tête.
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-1 #4 KABA 13-02-2013 18:27

cette dame parle pour parler,car on ne comprend rien de sérieux dans ce qu'elle dit pouvant justifier une marche de l'opposition.En plus qu'elle comprenne que ce n'est pas le peuple qui a porté confiance aux commissaires de la ceni puisque n'étant pas élus,mais plutôt leurs partis respectifs. Qu’on arrête cette démagogie et usurpation de statut.Ils peuvent démissionner s'ils ne veulent pas cautionner des actes de l'institution alors que personne d'entre eux n'a refusé de siéger à son poste ou de faire les missions qu'on lui confie làbas.Arrêtez de mentir au peuple pour le tromper.A monsieur gandhi:croire qu'il faut la rue sans passer par les urnes pour faire partir un président élu par le peuple c'est ouvrir la voie à la guerre civile.Seul un scrutin démocratique peut honorablement faire partir Alpha.Le contraire est un jeu de rêve et du comble de désespoir de ceux là qui veulent masturber les valeurs démocratiques en bonne construction en Guinée.
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+4 #3 Gandhi 13-02-2013 14:01

Quand on ne connait rien dans un domaine - et il n'y a aucune honte à cela, personne n'étant omniscient -, on se tait. Combien y a t-il de VRAIS juristes au sein des commissaires nommés par l'opposition ?
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+5 #2 Barros Diallo 13-02-2013 03:50

« Nous ne pouvons pas cautionner cela. CE TRANSFERT, NOUS l’ACCEPTONS parce que c’est l’une des recommandations de l’OIF, mais il y a des normes internationales qui régissent ces opérations électorales. Il devait être mis en place une commission comprenant les partenaires avec lesquels nous travaillons, la CENI et la classe politique pour décider de ce transfert-là, pour le faire en toute transparence. Aujourd’hui, nous ne savons pas qui a commandité ce transfert des données. Nous ne savons pas quand et comment cela a été fait»
Ai-je mal lu et compris ce passage. Si je l'ai bien compris, qu'est-ce qui justifierait la marche projetée ?
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+6 #1 Gandhi 12-02-2013 22:24

Ou les commissaires sont niais, parce qu'un homme averti en vaut deux, et personne ne pourra dire qu'il n'a pas été prévenu.
Ou ils sont arrogants, s'imaginant qu'ils vont modifier de par leur simple présence inutile, le cours des évènements.
Dans les deux cas, ils marchent à côté de leurs pompes et feraient bien de rejoindre ceux qui vont marcher pacifiquement dans la rue pour demander... le départ d'AC, car rien ne pourra le faire changer d'avis.
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