Cour d’assises : la défense demande au procureur général d’éviter le contact direct avec les accusés

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FERNANDEZ_Williams_2_01Le jeudi 31 janvier, le procès des présumés auteurs de la tentative d’assassinat contre le président de la République a repris à la cour d’assises. Après un report la veille suite à l’assemblée générale des avocats qui devait aboutir à l’élection du nouveau bâtonnier.


L’audience du jeudi dernier, comme d’habitude, a commencé à 9h 30. L’accusé qui était à la barre, un certain Thierno Sadou Bah, en était à sa troisième journée de témoignage. Il est accusé d’avoir vendu des armes de guerre à Thierno Sadou Diallo en complicité avec des leaders politiques pour, dit-on dans le procès-verbal, attenter à la vie du chef de l’Etat.

S’exprimant en langue nationale pular, Thierno Sadou Bah a nié les charges retenues contre lui : « Moi, je n’ai jamais possédé une arme de guerre. Je ne connais personne qui en possède aussi… Je reconnais avoir vendu un fusil de chasse et un fusil d’oiseau à Thierno Sadou Diallo. » Puis d’ajouter : « Ã€ la gendarmerie ils m’ont dit que si je ne reconnais pas que j’ai vendu des armes de guerre à Thierno Sadou Diallo, ils vont me brancher au courant. Â»

Quant à Thierno Sadou Diallo à qui il a été demandé de revenir à la barre pour apporter des précisions, il dira : « Je maintiens que j’ai acheté une arme de chasse pour des mesures de sécurité après avoir été victime de vol. C’est Thierno Sadou Bah qui me l’avait vendue. Â»

Après ces propos des accusés, Me Salif Béavogui de la défense s’est dit satisfait des témoignages qui se recoupaient, selon lui.

Contrairement à cet avocat, le procureur général, Williams Fernandez, a enfoncé le clou, en disant que les deux accusés sont tous reconnus dans le dossier d’avoir procédé à un commerce d’armes. Suite à cela, Me Salif Béavogui, réplique en ces termes: « Monsieur le président, je voudrais vous soumettre une doléance pour que vous demandiez au procureur général d’éviter les contacts directs avec les accusés. Surtout Jean Guilavogui qu’il ne cesse de fréquenter en prison Â».

Le procureur a nié avoir des contacts avec ces accusés: « Moi, je ne suis en contact avec personne. Je fais mon travail. Je protège Jean Guilavogui qui semble aider à la manifestation de la vérité, contrairement aux autres. »

Pour calmer les ardeurs de la défense face au parquet, le président de la Cour a demandé au procureur général de se faire toujours accompagner d’un avocat avant de rencontrer les accusés, pour éviter toute polémique dans ce dossier.


Abdoul Malick Diallo
Le Démocrate, partenaire de GuineeActu


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Commentaires  

 
+2 #4 Amenofils 08-02-2013 09:27

Ce procureur a été nomme par Alpha ! Il n'ya que la mediocrité avec la justice guineenne. Tiens il y'a aussi une dame presidente du tribunal de premiere instance de Dixinn qui aussi etouffe tous les dossiers a son niveau et emprisonne des innocents. C'est à croire que toute la mediocrité Guineenne s'est donné rendez vous dans le corps magistral !
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+2 #3 Sylla democrate 07-02-2013 01:06

C'est dommage pour la Guinee d'avoir un homme de peu de niveau d'analyse, de peu d'humilite et d'education comme magistrat. Quand on elimine tous les meilleurs, les mediocres qu'on l'accepte ou non deviennent des timoniers.
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+4 #2 Andoul.H 06-02-2013 23:42

Ce pays n'a jamais été NORMAL. Comment comprendre qu'un narcotrafiquant soit commis à une poursuite judiciaire ! Pardon, c'est le chagement version Alpha condé.
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+2 #1 Gandhi 06-02-2013 22:08

Commerce d'armes. Personne ne le nie, puisque lorsqu'on vend un fusil de chasse, on réalise une transaction commerciale. De là à entretenir l'ambiguité sur la nature de ce commerce, est proprement malhonnête, mais venant d'un criminel comme Fernandez, lui aussi adepte des aveux (mais publics et non contraints), cela ne peut guère étonner. Tout est filmé, donc Fernandez aura à rendre des comptes. il faut qu'il s'en persuade.
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