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Cour d’assises : la défense demande au procureur général d’éviter le contact direct avec les accusés

Abdoul Malick Diallo  Mercredi, 06 Février 2013 10:56

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FERNANDEZ_Williams_2_01Le jeudi 31 janvier, le procès des présumés auteurs de la tentative d’assassinat contre le président de la République a repris à la cour d’assises. Après un report la veille suite à l’assemblée générale des avocats qui devait aboutir à l’élection du nouveau bâtonnier.


L’audience du jeudi dernier, comme d’habitude, a commencé à 9h 30. L’accusé qui était à la barre, un certain Thierno Sadou Bah, en était à sa troisième journée de témoignage. Il est accusé d’avoir vendu des armes de guerre à Thierno Sadou Diallo en complicité avec des leaders politiques pour, dit-on dans le procès-verbal, attenter à la vie du chef de l’Etat.

S’exprimant en langue nationale pular, Thierno Sadou Bah a nié les charges retenues contre lui : « Moi, je n’ai jamais possédé une arme de guerre. Je ne connais personne qui en possède aussi… Je reconnais avoir vendu un fusil de chasse et un fusil d’oiseau à Thierno Sadou Diallo. » Puis d’ajouter : « À la gendarmerie ils m’ont dit que si je ne reconnais pas que j’ai vendu des armes de guerre à Thierno Sadou Diallo, ils vont me brancher au courant. »

Quant à Thierno Sadou Diallo à qui il a été demandé de revenir à la barre pour apporter des précisions, il dira : « Je maintiens que j’ai acheté une arme de chasse pour des mesures de sécurité après avoir été victime de vol. C’est Thierno Sadou Bah qui me l’avait vendue. »

Après ces propos des accusés, Me Salif Béavogui de la défense s’est dit satisfait des témoignages qui se recoupaient, selon lui.

Contrairement à cet avocat, le procureur général, Williams Fernandez, a enfoncé le clou, en disant que les deux accusés sont tous reconnus dans le dossier d’avoir procédé à un commerce d’armes. Suite à cela, Me Salif Béavogui, réplique en ces termes: « Monsieur le président, je voudrais vous soumettre une doléance pour que vous demandiez au procureur général d’éviter les contacts directs avec les accusés. Surtout Jean Guilavogui qu’il ne cesse de fréquenter en prison ».

Le procureur a nié avoir des contacts avec ces accusés: « Moi, je ne suis en contact avec personne. Je fais mon travail. Je protège Jean Guilavogui qui semble aider à la manifestation de la vérité, contrairement aux autres. »

Pour calmer les ardeurs de la défense face au parquet, le président de la Cour a demandé au procureur général de se faire toujours accompagner d’un avocat avant de rencontrer les accusés, pour éviter toute polémique dans ce dossier.


Abdoul Malick Diallo
Le Démocrate, partenaire de GuineeActu


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