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Protection de l'environnement : un magistrat parle de la nécessité de rendre les textes de loi plus contraignants
Heinan Goba Mercredi, 30 Janvier 2013 23:01
Point focal du programme de gouvernance environnementale en Guinée au ministère de la Justice, Mamadou Dian Bora Diallo, substitut du procureur de Kaloum, a dit mercredi 30 janvier devant la presse qu'il ressort d'un constat général que les textes guinéens en matière de protection de l'environnement ne sont pas suffisamment dissuasifs.
Chose qui encourage les auteurs des infractions, au vu de ce qu'ils gagnent.
Pour le magistrat, la nécessité de réviser les textes de loi guinéens portant sur l'environnement se pose avec acuité pour sauver le peu qui reste. Car les types d'infractions commises généralement, d'après le magistrat, sont la coupe abusive des arbres et autres essences forestières et le braconnage. « Ce qui met le pays sur le chemin dangereux de la désertification » a dit Jordan Kimbol, coordinateur du projet.
Il y a eu, selon Monsieur Diallo, un nombre indéterminé de cas de condamnation. Comme celui des poursuites en la matière. Des efforts supplémentaires ont été fournis par des services déconcentrés de l'environnement, des eaux et forêts grâce à l'appui du centre forestier américain. Mais les violations des textes en matière de gestion de l'environnement continuent.
Nul n'est sensé ignorer la loi, a dit le magistrat pour balayer l'argument selon lequel ceux qui commettent les infractions en matière environnementale ne savent pas l'existence d'une loi qui réprime leurs actes. Mais dans la démarche en cours, le procureur a dit qu'ils font la part des choses. Leur cible n'est pas ceux qui tuent les animaux pour se nourrir mais ce qui en font un commerce.
En attendant le durcissement de la répression, a fait savoir le magistrat, l'heure est à la sensibilisation. Avant de rejoindre ceux qui pensent qu'en Guinée, les lois en matière environnementale sont méconnues de la majorité de la population mais aussi par ceux qui doivent l'appliquer. Beaucoup de juges, d'après lui, ignorent le contenu du code de la faune et de la flore.
En revanche, pour Djoma Mara, un des animateurs dudit projet, à côté du manque de moyens, il y a un véritable manque de volonté politique de mettre en application les textes de loi. Une situation aggravée, selon lui, par la corruption qui gangrène le secteur. Raison pour laquelle, il a demandé le soutien de tous les hommes de média.
Heinan Goba
de Conakry pour GuineeActu
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