Finale Miss Guinée 2012 : élection sur fond de confusion

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KABA_Koulako_miss_Guinee_2013_01Dans la nuit du 18 janvier dernier, le Palais du peuple a servi de cadre à la grande finale de l’élection Miss Guinée 2012, organisée par le Comité Miss Guinée (Comigui). Cette finale a eu lieu après deux reports pour des raisons de financement. Cette compétition nationale qui a regroupé 16 candidates venues de l’intérieur du pays et de la zone spéciale de Conakry a été entachée d’irrégularités.


Depuis des années, le Comité Miss Guinée réunit les jeunes filles de l’intérieur du pays et de la zone spéciale de Conakry pour choisir la Miss Guinée, censée promouvoir l’image de la Guinée dans les autres pays du monde.

Lors de la finale de cette 5e Ã©dition, le secrétaire général de cette structure, Fréderic Gbalou, a précisé les critères pour être Miss Guinée : « Il faut être de nationalité guinéenne, avoir un âge compris entre 16 et 25 ans, un teint normal, avoir une très bonne moralité, mais aussi avoir un niveau intellectuel et être en classe de 11 e année ».

Certains se demandent comment la Miss sortante, Salematou Keita, a été élue lors de la 4e Ã©dition.

Ceux-ci estiment que la Miss Guinée 2011 a été élue reine de la beauté guinéenne grâce au concours du Comigui et de certains membres du jury. Car elle ne répondrait pas à tous les critères énumérés par le secrétaire général du Comigui.

A titre de rappel, au cours de ses déplacements dans certains pays, la Miss Salematou Keita peinait à défendre son pays durant ses pérégrinations, étant un peu limitée, contrairement à sa première dauphine, Mariam Diallo, qui s’était transformée finalement en porte-parole du trio.

Il faut rappeler que c’est cette dernière qui a remporté le trophée Miss CEDEAO à Abidjan. Egalement lors d’une conférence de presse organisée par le Comigui dans le cadre de l’organisation de Miss Guinée 2012, dans cette circonstance, il a fallu que des journalistes et des acteurs culturels présents à cette rencontre ferment les yeux et les oreilles pour éviter de vivre cette honte nationale. Car la Miss Salematou Keita n’a pas pu se défendre au moment où elle avait pris la parole devant une foule nombreuse.

Si tel est le cas, bon nombre d’observateurs s’interrogent sur la manière dont le choix a été porté sur Salématou Keita, quand on se réfère aux critères d’éligibilité.

Pour revenir à cette cinquième édition, il faut dire qu’elle a été entachée d’irrégularités dans son organisation.

En plus des reports et des scandales qui ont secoué le Comigui au cours de ces derniers mois, il faut signaler que Mlle Koulako Kaba, qui a été élue Miss Guinée 2012, n’était pas parmi les candidates présélectionnées et logées dans un réceptif hôtelier de la place. Confondue pour cela, elle se défend en affirmant avoir été repêchée par les organisateurs. C’est pourquoi l’élection de Koulako Kaba s’est faite dans l’irrégularité. Pour une fois, le Comigui a confirmé ses lacunes à organiser une élection sans fioriture.

Cette attitude a suscité une vive polémique au sein des supporters des autres candidates venues de l’intérieur du pays et de la capitale. Ils se demandent pourquoi Koulako s’est présentée dans cette grande finale si elle n’était pas présente lors de la présélection.

A la Paillote, après l’élection, le vice-président du Comigui, Jean Elloh, s’est réjoui de l’élection de la Miss Guinée et accuse les membres du jury : « La Miss n’était pas parmi les 8 finalistes à l’hôtel. Ce qui était dû à une erreur de la part du jury. Voyant les résultats, nous avions attiré l’attention de l’huissier de justice présent de refaire le compte. C’est ainsi qu’il a constaté effectivement que certains points de Koulako Kaba n’ont pas été comptabilisés. C’est après qu’elle a été repêchée. »

Il est alors important de signaler que cette décision n’a pas fait l’objet d’un communiqué, ni d’une publication dans la presse pour informer le public sur cet état de fait. Chose qui laisse planer le doute sur la sincérité de ce concours du Comigui, quand on sait que la finale a fait l’objet de deux reports. Mais il y a aussi eu des discussions houleuses entre les membres mêmes de la structure.

Face à cette pratique qui n’honore pas ce comité d’organisation, les hommes de culture et les fans des candidates se demandent alors ce qui se cache derrière cette « Ã©lection Miss Guinée Â» qui divise les membres du Comigui.

Il faut noter qu’au cours de cette grande finale, la Miss sortante, Salematou Keita, n’était pas au rendez-vous. Un fait qui confirme que le Comigui de Johanna Barry tend à perdre la face et la confiance du public.


Alpha Camara
L’Indépendant, partenaire de GuineeActu


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Commentaires  

 
0 #1 Chris 28-01-2013 21:35

Il y en a qui ont la triche et la fraude dans le sang. Dans tous les cas, ils ne doivent leur réussite qu'à la fourberie et à la violence.
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