Magouille autour de la fourniture des plaques d’immatriculation : la DNTT et le CADAC se rejettent la responsabilité

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De 1992 à nos jours, la Guinée n’a pas encore renouvelé l’immatriculation des véhicules. Le système est aussi manuel. Le nombre des véhicules se trouvant dans les parcs automobiles du pays n’est pas connu. Les plaques sont concurremment faites par la Direction nationale des transports terrestres et les faussaires qui s’emparent ainsi d’une partie de l’économie guinéenne.


Aujourd’hui, la ville de Conakry compte 350 000 véhicules immatriculés. Avec ce nombre, il ne reste que 5246 plaques pour boucler la série Z. Face à cette situation qui fait couler beaucoup d’encre et de salive dans la cité, le directeur national des Transports terrestres, Dr Younoussa Koita, explique les difficultés auxquelles ils sont confrontés : « Chaque série que nous prenons comporte 9999 véhicules. Nous sommes effectivement à la série Z. Nous avions sauté la série W, parce que cette série appartient aux concessionnaires des véhicules et c’est des véhicules de démonstration. Â» Poursuivant, il a précisé qu’il ne peut pas identifier le nombre de parcs circulant en Guinée, ceci à cause du système mis en place par des faussaires : « Le nombre de véhicules c’est à peu près 350.000. Mais je ne peux donner le nombre de parcs circulants. Â»

A rappeler que les motocyclistes et les véhicules de transport en commun se trouvent à la lettre L. Pour les responsables des Transports terrestres, il n’y a que trois établissements qui sont agréés pour la livraison des plaques d’immatriculation en Guinée. Ce sont entre autres, Yattassaye, Barry et fils et MK plaque. Celles-ci font des plaques à 150 mille FG, un prix fixé par la direction nationale des Transports terrestres.

A souligner que malgré la mise en place de ces trois entreprises, ces derniers temps, les faussaires des plaques brouillent et gagnent du terrain à longueur de journée. « Il y a trois entreprises qui sont réellement sur le terrain. Mais il y a des véhicules qui circulent avec de faux numéros. Ceci est dû au fait que l’acquisition des plaques est devenue si simple que les faussaires se sont intéressés à ce système pour se procurer de l’argent au détriment du Trésor public Â», a regretté M. Koïta.

Pour mettre fin à cette pratique, le directeur national des Transports terrestres compte mettre en place une méthode pour la ré-immatriculation du parc automobile guinéen et à l’informatisation du système : « Nous avions lancé un appel d’offre pour la fourniture de la plaque minéralogique. Nous avions jugé nécessaire d’informatiser maintenant le système d’immatriculation des véhicules en Guinée. Car l’ancien système est dépassé. Et mieux, ça va nous permettre de maîtriser les statistiques de véhicules en Guinée Â».

De nos jours, le Centre d’administration automobile de Conakry (CADAC) est confronté à d’énormes difficultés techniques auxquelles s’ajoute le manque criand de courant électrique. A l’intérieur des salles, les bureaux sont sombres, mais aussi les équipements sont dépassés.

La question que bon nombre des transporteurs se posent est de savoir qui, entre la direction nationale des Transports terrestres, le CADAC et le ministère des Transports, profite des montants qui sont collectés par les différentes entreprises après fourniture des plaques aux automobilistes.


Alpha Camara
L’Indépendant, partenaire de GuineeActu


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Commentaires  

 
+2 #1 Mo Fuuta 29-01-2013 14:13

Existe-t-il un domaine d'activité dans lequel l'administration guinéenne est réputée faire un travail correct ? Etat civil ? passeport ? carte d'identité ? carte d'électeur ? gestion domaniale ? recouvrement d'impôts et taxes ? gestion du fond routier ? interconnexion téléphonique ?
Je laisse à chacun le soin de continuer ce questionnaire .............
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